Archives de catégorie : Aménagements cyclables

le pont sadi carnot ouvert aux vélos ?

Depuis vendredi 12 juillet au soir le Pont Sadi-Carnot est ouvert !

Malheureusement, aucun aménagement n’a été prévu pour les vélos ! La photo ci-dessus est celle d’un pont au Pays-Bas…

De même, le nouveau rond-point aménagé à la sortie du pont (quai de Bosc et Bb de Verdun) ne dispose d’aucun aménagement vélo… la Ville de Sète persiste à ignorer le code de l’environnement qui oblige à créer des aménagements cyclables pour toute opération de rénovation de voirie.

Bel été malgré tout, à vélo bien entendu !

Nos propositions d’aménagements cyclables sur Sète

Depuis maintenant quatre ans, la Roue libre de Thau intervient pour promouvoir la place du vélo comme moyen de déplacement du quotidien.

Pour faire connaître et partager notre vision de la cyclabilité dans la ville de Sète, nous avons récemment réalisé trois cartes qui présentent cette vision.

La première présente l’état des lieux (cliquez) notamment des points noirs pour la circulation des vélos.

La seconde présente les projets en cours (cliquez) en matière d’aménagements cyclables.

La troisième synthétise les améliorations souhaitées (cliquez) sous la forme de propositions d’aménagements au nombre de 12.

Plus de précisions sur nos 12 propositions jugés prioritaires (cliquez) pour les déplacements à vélo dans Sète.

N’hésitez pas à nous faire part de vos propres propositions pour améliorer la circulation des vélos dans Sète, vous pouvez nous laisser votre message et vos propositions en nous contactant.

Double-sens cyclable en zone 30 : déjà un an d’attente !

C’est en Mai 2018 que la Roue libre de Thau a adressé au Tribunal administratif de Montpellier un recours contentieux pour demander la mise en place des double-sens cyclables (DSC) dans la zone 30 du centre ville de Sète.

A ce jour, rien n’a bougé. Ni le Tribunal administratif malgré notre mise en demeure formulée en janvier 2019, ni la Ville de Sète qui laisse perdurer une situation qui pénalise fortement les déplacements cyclables.

En interdisant de manière générale et absolue le double-sens cyclable, qui est de droit dans les zones 30, la Ville de Sète se place dans l’illégalité… et place les cyclistes  sétois face à un potentiel conflit de légitimité : celle de la loi qui permet aux vélos de rouler en double-sens dans les voies limitées à 30 km/h et celle de l’arrêté municipal qui l’interdit de manière générale et absolue.

A ceux qui contestent le double-sens cyclable au motif de sa dangerosité supposée, rappelons ces deux idées reçues :

Idée reçue n° 1 : c’est dangereux car automobilistes et cyclistes se font face ; réponse : c’est précisément pour cette raison que cet aménagement garantit une sécurité aux cyclistes et aux automobilistes qui se voient mutuellement en se croisant et qui ralentissent naturellement.

Idée reçue n° 2 : plus la rue est étroite, plus c’est dangereux ; réponse : dans une rue étroite, les automobilistes réduisent leur vitesse, ce qui limite d’autant les risques d’accident avec les cyclistes qui remontent en double sens. Quelle que soit la largeur de la rue, le croisement d’une voiture et d’un vélo ne doit pas poser de vrai problème : quand on se rencontre, on se voit et chacun se pousse (comme le font un piéton qui croise une poussette sur un trottoir étroit ou deux voitures sur une route de montagne).

Souhaitons que cette situation évolue rapidement et que les cyclistes sétois puissent enfin bénéficier de la loi qui favorise leurs déplacements au quotidien.

DES BONNES NOUVELLES !

Sète Agglopôle Méditerranée est lauréate de l’appel à projet lancé dans le cadre du plan vélo national ” vélo et territoire” de l’Agence de l’environnement et de maîtrise de l’énergie (ADEME).

Ces moyens permettront de financer une politique cyclable sur le territoire de l’agglomération.

Comme l’indique l’agglomération : les attentes des citoyens en matière de politiques cyclables sont immenses à la fois en termes d’aménagement (infrastructures dédiées, partage de la voirie, traitement des discontinuités,…), mais également d’accompagnement (offre de services, appui au changement de pratique…). 

Plus de détails sur le site de l’agglopôle.

Autre bonne nouvelle : l’ouverture du premier tronçon de la voie verte de la Corniche de Neuburg à Sète !

Engagés fin 2018, les travaux sont désormais terminés sur le premier tronçon qui va de la place Herriot au poste de secours du Lazaret. Une belle réalisation qui assure la continuité avec la promenade du Mal Leclerc et le Lido.

Merci à la ville de Sète pour ce bel aménagement.

Plus d’informations sur le site de la ville

Grand débat : parlons vélo !

La Fédération des Usagers de la Bicyclette à laquelle adhère la Roue libre de Thau n’a pas attendu le lancement du grand débat national pour donner la parole aux cyclistes.

Dès l’automne 2017, elle a recueilli leur avis à travers une grande enquête ouverte : le baromètre des villes cyclables, qui a recueilli plus de 100 000 réponses.  Voir La synthèse des  résultats sur Sète.

À l’occasion du grand débat national, la FUB met en open-data l’ensemble des réponses libres issues de cette enquête, soit plus de 250 000 doléances vélo ! Voir Les réponses libres sur Sète.

Pour les 316 villes concernées, un document synthétique, une analyse détaillée et un fichier regroupant l’ensemble des réponses libres sont proposés sur https://granddebat.parlons-velo.fr/ et https://granddebat.parlons-velo.fr/carte permettant à toute personne intéressée d’analyser finement les attentes des territoires.

Rappelons que pour la ville de Sète, les résultats du baromètre sont éloquents : le “climat vélo” de la ville est considéré comme “défavorable“….et le seul point fort qui était la facilité à trouver un magasin ou atelier vélo n’est plus vraiment d’actualité sur notre ville.

Utilisons ces données pour alimenter le Grand Débat en mettant en avant le rôle du vélo comme solution concrète pour les déplacements de 1 à 5 km (soit 57 % des déplacements…).

Poussons également nos collectivités à répondre à l’appel à projets financer par le “fonds vélo et mobilités actives” du plan vélo lancé par le gouvernement fin 2018.

Pourquoi ne pas organiser sur le bassin de Thau un  “grand débat local du vélo” comme cela a été réalisé  le 30 Janvier dernier  à Montpellier ? Co-organisé par la FUB et Vélocité Montpellier, dans la dynamique #JeSuisUnDesDeux, ce débat a réunit plus de 80 personnes en un temps record de 3 jours. Le maire de Montpellier annonçait dès le lendemain son intention de répondre à l’appel à projets national. Plutôt encourageant !

Merci au département de l’Hérault pour la signalétique

Bravo au Département de l’Hérault qui a réalisé le jalonnement signalétique des deux itinéraires cyclables européens : l’euro-vélo route 8 (La Méditerranée à vélo) et l’euro-vélo route 17 la Via Rhôna.

L’approche, la traversée et la sortie des communes de l’agglomération (Mireval, Vic-la-Gardiole,  Frontignan,  Sète et Marseillan)  de ces deux itinéraires sont désormais fléchées. 

Ainsi, les  nombreux cyclotouristes traversant notre territoire seront désormais moins perdus.

Le tourisme à vélo, un atout pour notre territoire

Une étude portant sur la fréquentation et les retombées économiques de la Méditerranée à vélo démontre le poids touristique et économique de cette euro-vélo route qui traverse notre territoire (tout comme la ViaRhôna et le Canal des Deux Mers).

La Méditerranée à vélo est la partie française de l’Euro-Vélo 8 qui relie la Grèce à l’Espagne.

L’étude porte sur l’année 2017 et repose sur un large dispositif de comptage et une méthodologie solide (17 000 passages observés soit quelque 14 000 cyclistes entre avril et novembre 2017)

Cliquez ici pour consulter l’étude.

Les résultats font apparaître une fréquentation importante de cyclistes sur l’euro-vélo 8 : 1,1 millions de journées vélo et 44 millions de km parcourus par an.

L’attrait du secteur littoral

Sur le seul secteur littoral entre le Grau-du-Roi et Sète, mais également au Barcarès, la fréquentation varie entre 160 et 220 000 passages par an. Cette fréquentation est majoritairement touristique.

Sur cette section de l’EV8 la progression de la fréquentation a été de 9 % entre 2014 et 2017.

Un poids considérable du tourisme à vélo sur le littoral languedocien de l’EV8 

L’enquête montre une pratique touristique en séjour considérable dans les secteurs littoraux avec un impact économique particulièrement élevé. Le poids du vélo dans le choix du séjour et la qualité des aménagements s’avèrent importants, même pour les clientèles loisirs. 

Sur l’EV8, la fréquentation touristique en séjour est très élevée avec des fréquentations touristiques de 40 à 60 000 passages de touristes par an sur tout le littoral Languedocien à Barcarès, Portiragnes, Sète, Mauguio, le Grau du Roi, partout ou des aménagements de qualité ont été réalisés.

Même auprès de la clientèle touristique en séjour, le poids du vélo dans le choix de la destination est très important : sur l’EV8, 80 % des touristes sportifs déclarent que le vélo est un élément très ou assez important dans le choix du séjour, mais encore 62 % des cyclistes loisirs et même 53 % des cyclistes utilitaires. Au global, plus de 66 % considèrent le vélo comme un élément très (32%) ou assez (34%) important dans le choix du séjour et de la destination.

65 % des touristes pratiquent le vélo tous les jours et 30 % plusieurs fois dans le séjour, ce qui renforce l’importance déjà notée du vélo pendant le séjour.

La moyenne de dépense des touristes à vélo (62 €/jour) est plus élevée que la moyenne des autres touristes avec une forte variation selon le mode d’hébergement de 46 €/j en non marchand à 61 € en camping et jusqu’à 136 € en hôtel.

Les aménagements réalisés fonctionnent bien, voire très bien, la demande répond à l’offre, ils manquent à présent surtout de continuités dans certains secteurs.

Les enquêtes successives qui ont été réalisées sur les grands itinéraires ont permis de mettre au point un modèle de prévision de fréquentation. Certaines sections de la Méditerranée à Vélo dépassent très largement ce potentiel théorique de par la qualité de réalisation, la facilité d’accès depuis les pôles de population, la qualité des services. 

Ainsi, l’aménagement réalisé le long du canal de Rhône à Sète capte bien la fréquentation touristique, notamment dans sa section le Grau / Aigues Mortes qui capte plus de 5 fois son potentiel théorique.

Un impact économique très important de la Méditerranée à vélo

Les 1.1 millions de journées de vélo sur la Méditerranée à vélo ont généré :

  • 94 M€ de dépenses pendant le séjour des cyclistes 
  • 48 M€ de dépenses les seuls jours de pratique du vélo 
  • 31 M€ de dépenses sur les seuls jours de pratique et sur l’EV8
  • 29.8 M€ des touristes itinérants ou non
  • 20.5 M€ d’impact direct
  • 156 M€ d’impact de santé publique 
  • 40 M€ de dépenses en achat et maintenance de vélo et accessoires

Si l’enquête montre de nombreux points positifs, elle identifie aussi un certain nombre de fortes marges de progression :

Des continuités à terminer d’urgence sur le littoral tant le potentiel est important

Le volume considérable de pratique du vélo par les touristes en séjour observé, les taux très élevés de captation du potentiel, le poids important du vélo dans le choix de la destination et les densités très élevées d’hébergement touristique montrent que le potentiel de progression est encore considérable sur tout le littoral Méditerranéen à condition d’assurer les continuités sur les sections non terminées. En effet, contrairement à la ViaRhôna, le niveau d’insatisfaction sur les conditions de pratique du vélo est en effet élevé avec 42 % d’insatisfaction sur la sécurité, la cohabitation entre les usagers, l’entretien. 

Assurer les continuités pour favoriser la pratique itinérante 

Le rapport observe que la pratique itinérante reste encore marginale. Le manque de continuités et de promotion de l’itinéraire explique cette faible fréquentation sauf dans la section commune avec la ViaRhôna et celle avec le Canal des Deux Mers. Au regard de la bonne fréquentation observée sur la ViaRhôna, le potentiel de la Méditerranée à Vélo est sans doute aussi important pour peu que les continuités puissent être réalisées.

Des services à améliorer

Parmi les principales insatisfactions figurent 

  • le manque de réparateurs de vélo (67 % d’insatisfaction) 
  • la couverture WiFi (62 % d’insatisfaction)
  • le manque de toilette et de points d’eau (54 %)
  • le stationnement des vélos (54 %)
  • la signalétique touristique (44 %)

 

Que pensent les cyclistes sétois des déplacements à vélo dans Sète ?

Le baromètre des villes cyclables comportait deux questions ouvertes portant sur les points noirs à vélo et sur la cyclabilité de la ville.

A Sète, ce sont 270 personnes qui ont répondu à ces deux questions.

Leur avis est particulièrement intéressant car il décrit au quotidien la situation faite au vélo dans les rues de la ville de Sète.

Les points noirs : sans surprise c’est le centre-ville qui recueille l’écrasante majorité des avis négatifs considérant qu’y faire du vélo est souvent dangereux. Beaucoup signalent le passage sous le Théâtre de la Mer qui mélange piéton et cyclistes comme inadapté et dangereux. 

D’une manière générale, les grands axes, particulièrement Bd de Verdun et Camille Blanc, mais également l’avenue du Maréchal Juin sont jugés hostiles aux vélos.

Entrer et sortir de Sète à vélo constitue un problème, sont cités la route de Montpellier, la difficulté pour rejoindre Frontignan, l’entrée Est de Sète, mais c’est surtout l’accès à Balaruc qui focalise les reproches.

Les répondants évoquent également l’absence d’aménagement favorable aux vélos : absence de double-sens cyclable, absence de signalétique, modicité des parkings vélo, etc. 

Voir une synthèse des points noirs.

Sur la seconde question ouverte, les répondants estime qu’il reste encore beaucoup à faire pour améliorer le climat vélo dans la ville. Ils observent que Sète est une ville faite pour le vélo, toutefois ils regrettent que la cyclabilité y soit si médiocre.  Ils constatent que le vélo loisir est relativement bien traité, mais le vélo déplacement reste inexistant. Enfin, ils expriment de nombreuses attentes envers les pouvoirs publics et font des propositions pur améliorer la vie des cyclistes sétois. 

Voir les commentaires sur le vélo dans Sète

Des avis et constats qui rejoignent souvent ceux de la Roue libre de Thau et qui devraient donner des arguments à celles et ceux qui souhaitent le développement des modes actifs en ville !

La ville de Sète a peur des double-sens cyclables !

En décembre 2017, la Roue libre de Thau a adressé un courrier à la Ville de Sète demandant l’application de la Loi LAURE qui prévoit des aménagements cyclables lors des travaux de rénovation de voirie.

En février 2018, nous avons formulé un recours gracieux à la Ville de Sète pour demander l’application du code de la route qui prévoit le double-sens cyclable dans les rues et les zones limitées à 30 km/h.

Nous venons de recevoir la réponse de la Ville à ces deux courriers : circulez, il n’y a rien à voir ! tel pourrait être le sens de cette réponse que vous pouvez lire ICI 

Nous y apprenons que la mortalité à vélo aurait augmenté de 22 % en 7 ans !  et qu’il conviendrait d’attendre la finalisation du Plan de déplacement urbain…  alors même que les ateliers du même PDU ont mis en évidence la nécessité d’améliorer la cyclabilité du territoire notamment par la mise en place des récentes évolutions du code de la route favorables aux cyclistes (double-sens cyclable, cédez le passage cycliste au feu, sas cyclistes, possibilité de s’écarter des voitures en stationnement pour les cyclistes, autorisation de chevauchement  des lignes blanches par les automobilistes  pour doubler un cycliste…)

Alors que les beaux jours reviennent et que les vélos sortent des garages… constatons que la vie des cyclistes urbains reste difficile particulièrement dans le centre-ville de Sète !