Catégorie : Aménagements cyclables

  • La ville de Sète cherche-t-elle la bagarre entre piétons et cyclistes ?

    La ville de Sète cherche-t-elle la bagarre entre piétons et cyclistes ?

    Heureuse période pré-électorale qui débride les initiatives pour attirer des voix, notamment à Sète celles des cyclistes, mais également des personnes hostiles au vélo…
    Des aménagements favorables à la circulation des vélos ont été réalisés avec une rapidité surprenante pendant les mois de février et mars 2026 juste avant les élections municipales.

    Ainsi, l’accès au quai des Moulins, après le Pont du Tivoli, dans les cartons depuis 2019, a enfin été réalisé. De même, pour l’accès à la voie verte de la plagette au début du Bd de Verdun, une voie cyclable à contre sens permet désormais de se placer à hauteur du passage piéton pour s’engager ensuite sous la voie ferrée. Ces deux aménagements sont louables car ils suppriment des points noirs identifiés dans le Livre blanc réalisé par la Roue libre de Thau au début de l’année 2025 . D’autres sont plus contestables se résumant souvent à de la peinture sur les chaussées sur des espaces qui demeurent toujours dangereux pour les cyclistes, en particulier le franchissement des ponts. Mieux que rien toutefois, car cela rend visible et légitime la présence de vélos sur la chaussée à défaut de leur assurer un minimum de sécurité.

    « Cyclistes, respectez le piétons, mettez pied à terre »
    En revanche, une satisfaction a été offerte aux rétifs du vélo avec l’interdiction de circuler à vélo dans les rues piétonnes autour des halles. Signalée par un étrange panneau inconnu du code de la route, il demande aux cyclistes et usagers de la trottinette de mettre pied à terre. A noter que l’interdiction des vélos et trottinettes dans les rues piétonnes figurait au programme du candidat du RN et que la ville a posé ces panneaux dans la semaine précédent le second tour. Jusqu’à présent, cette injonction à descendre de son vélo n’avait cours que sur le passage à la hauteur du Théâtre de la mer et, moins visible, sur la promenade du lido à la hauteur du manège : « cyclistes, respectez le piétons, mettez pied à terre ». Etonnante proposition qui consiste à transformer les cyclistes en piétons sur un itinéraire vélo européen, la Méditerranée à vélo dite Euro-vélo

    Une fâcheuse tendance à mettre piéton et cyclistes sur le même espace
    La marche et le vélo progressent partout en France et plus fortement dans les zones urbaines denses. Cette évolution est parfois source de tensions, voire de conflits, entre piétons et cyclistes. Cette évolution tient en grande partie à l’augmentation du nombre de personnes se déplaçant à vélo depuis la période du Covid, le Réseau Vélo et Marche estime que la fréquentation cyclable a augmenté de 47 % entre 2019 et 2025. Les tensions entre piétons et cyclistes ont souvent pour origine à la mauvaise qualité ou à l’absence d’aménagements destinés aux déplacements actifs.

    La Ville de Sète s’illustre dans ce domaine en mélangeant systématiquement piétons et cyclistes sur les mêmes espaces, la plupart du temps des trottoirs. Le pictogramme vélo est régulièrement associé au pictogramme piéton.

    Face à ce mélange des genres, il est nécessaire de rappeler les prescriptions élémentaires du code de la route.

    Les trottoirs ne sont pas des pistes cyclable ni des voies vertes
    Bien que le trottoir n’ait pas de définition dans le code de la route, il est toutefois présenté comme un espace destiné à la circulation des piétons, en découle que les vélos n’y sont pas admis sauf si le cycliste à moins de 8 ans. Le trottoir n’est pas une chaussée, il se caractérise comme étant une dépendance d’une chaussée. Le trottoir ne peut être assimilé à une voie verte.

    Une voie verte est une emprise indépendante en site propre, elle ne peut être une dépendance d’une voie existante, de ce fait un trottoir ne peut pas être considéré comme une voie verte. D’une largeur minimum de 3 mètres, une voie verte est destinée à la circulation des piétons, des cyclistes et parfois des cavaliers. Les voies vertes sont souvent réalisées sur l’emprise d’anciennes voies de chemin de fer, comme celle qui relie Sète à Mèze ou encore la Passa Païs entre Bédarieux et Mazamet. Celle du Lido entre Sète et Marseillan Plage a été créée entre 2005 et 2012 lors des travaux de protection du site sur l’emplacement de l’ancienne route départementale déplacée à cette occasion vers la voie ferrée.

    Les pistes cyclables sont définies comme réservées aux vélos
    Pour prolonger ces définitions, rappelons qu’une piste cyclable est « une chaussée exclusivement réservée aux cycles » (article R110-2 du code de la route). De ce fait, la plupart des « aménagements cyclables » réalisés dans la ville de Sète ne sont pas des pistes cyclables. Mais le plus souvent des trottoirs faussement qualifiés de voie verte afin d’autoriser le mélange des piétons et de cycles.

    Cette tendance à mélanger les modes actifs, marche et vélo, ne peut que susciter des tensions entre ce deux catégories d’usagers. C’est d’autant rageant que cela semble être devenu une norme pour la ville.
    Ainsi, lors de la création de la pénétrante dans l’entrée Est de Sète, reliant le Pont des Arts à la route de Cayenne, la voie destinée aux vélos l’est également aux piétons, alors même que l’espace permettait largement la création d’une vraie piste cyclable, c’est à dire dédiée aux seuls cycles.

    Ayez recours aux organismes qualifiés et à l’expertise d’usage des associations
    Petit message en guise de conclusion à l’attention de la Ville de Sète, de ses élus et responsables techniques, faites-vous conseiller par les organismes dont c’est la vocation et le métier, particulièrement par le CEREMA qui saura vous accompagner pour réaliser des aménagements cyclables de qualité. Précisément, le CEREMA vient de publier un livret consacré à ce thème intitulé « Prévenir et résoudre les tensions entre piétons et cyclistes ».
    Terminons par un voeu (que l’on n’espère pas pieux) consistant à proposer à la nouvelle équipe municipale de Sète de consulter les cyclistes, notamment leurs associations comme La Roue libre de Thau et le Guidon sportif Sétois, au moment de projeter des aménagements cyclables. La ville pourra ainsi bénéficier de l’expertise d’usage et éviter des aménagements inutiles mal conçus et de ce fait ignorés par les cyclistes.

  • La ville de Sète découvre le vélo et c’est une bonne nouvelle !

    La ville de Sète découvre le vélo et c’est une bonne nouvelle !

    Premier acte : l’ouverture début mai (photo) d’une « Maison du vélo et de la mobilité active » qui a vocation à accueillir et renseigner les cyclistes. Le local situé au 21 de la rue Honoré Euzet dispose même d’un pied et d’outils pour la réparation des vélos.

    Deuxième acte : la ville envisage d’ouvrir les quais aux piétons et aux cyclistes, notamment les quais de Bosc,  Scheydt, Merle, Pasteur, Régy et Rhin et Danube . Une consultation est  proposée aux habitants quatre demi-journées du 16 au 25 juillet. Malgré, l’étroitesse des créneaux et la période estivale, de nombreux riverains et habitants viennent échanger avec les techniciens de la ville et le responsable de la maison du vélo. Le cahier destiné à recueillir le point de vue des visiteurs est abondamment rempli. Certains contributeurs formulent des observations construites et étayées. 

    Pour la première fois, la ville de Sète propose des aménagements qui visent à limiter et contraindre la place des voitures en ville, notamment en supprimant des places de stationnement, celles côté quai, souvent très consommatrices d’espace car en épis.

    Troisième acte : la Maison du vélo propose durant le mois d’août une exposition de propositions d’aménagement destinés à améliorer la vie des cyclistes, notamment sur des points durs identifiés par notre Livre blanc du vélo dans Sète. L’expo est ouverte jusqu’au vendredi 29 août les lundis après-midi (14 h 30 – 17 h 30) et du mardi au samedi  le matin (9 h 30 – 12 h 30) et après-midi (14 h – 17 h 30).

    Amis cyclistes sétois aoûtiens n’hésitez pas à visiter la maison du vélo… vous pourrez y découvrir les aménagements proposés et donner votre avis. 

    Cette offensive pro-vélo ne peut que nous réjouir même si nous ne sommes pas dupes, elle vise à « faire avaler » et offrir une bien modeste contrepartie à la violence faite aux Sétois par la construction des parkings Victor-Hugo et bien sûr Aristide-Briand, qui sont des aberrations urbaines à l’heure du réchauffement climatique. 

  • Livre blanc du vélo dans Sète

    Livre blanc du vélo dans Sète

    Faire du vélo dans Sète… un sujet qui préoccupe nombre d’adhérents de la Roue libre de Thau.

    Plusieurs d’entre eux se sont réunis en fin d’année 2024 et début 2025 pour travailler sur ce sujet.

    Ils ont pris leurs vélos et réalisés des diagnostics de la cyclabilité de la ville.

    Le résultat sous forme de livre blanc est consultable ICI.

    Découvrez les  diagnostics réalisés lors de ce travail :

    Le secteur Nord de la ville,

    Le secteur Centre,

    Le  secteur Sud.

    Donnez votre avis sur le vélo dans Sète et les autres villes de l’agglomération dans le Baromètre Vélo 2025.

     

  • Nouvel itinéraire sur la RD2 de Sète vers Balaruc

    Nouvel itinéraire sur la RD2 de Sète vers Balaruc

    Une déviation plus courte pour rejoindre la voie verte vers Balaruc depuis Sète a été mise en place. Elle passe par l’impasse du Crève Coeur pour rejoindre la voie verte.

    Voir l’article du Midi libre du 2 décembre 2024 et le lien suivant.

     

  • Et la lumière fut…

    Et la lumière fut…

    Bravo pour ce bel aménagement cyclable réalisé rue Auguste Lumière à Sète. Tout comme pour la rue Salvador Allende, les travaux ont été rendus nécessaires en raison des racines des pins qui déformaient et attaquaient les réseaux. La grande différence, c’est que rue Auguste Lumière, l’aménagement cyclable est de qualité.

    La piste bidirectionnelle dispose d’arceaux à vélo et même de bancs publics…

    La piste est une liaison fort opportune entre la voie verte Nord (le long de la voie ferrée) et le quartier de l’hôpital et du centre commercial. La liaison permet aux résidents de l’Ile de Thau d’accéder à vélo à ces équipements.

    Une liaison cyclable ayant été aménagée depuis la Passerelle jusqu’à la rue des Loriots.

    Toutefois, les cyclistes doivent franchir les barrières placées à l’entrée du tunnel sous la voie ferrée… donc pas de vélo cargo ni de remorque pour aller faire ses courses. Il n’en reste pas moins qu’il faut saluer la qualité de l’aménagement réalisé.

  • Rue Salvador Allende à Sète, un aménagement ni fait, ni à faire…

    Rue Salvador Allende à Sète, un aménagement ni fait, ni à faire…

    Si l’on peut se réjouir que la Ville de Sète respecte (enfin) le code de l’environnement (article L 228-2) qui stipule que lors de la rénovation d’une voie « doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements », ceux réalisés  rue Salvador Allende sont ni fait, ni à faire…

    Non seulement la voie réservée aux vélos est très souvent étroite, mais elle est dotée de potelets gris qui rendent le passage des vélos encore plus acrobatique.

    Les nombreux potelets installés sur cette « piste cyclable » sont de couleur grise et se confondent avec le revêtement de la chaussée. Ils ne respectent pas la norme qui oblige à un contraste net avec l’environnement urbain, notamment en peignant en blanc la hauteur du potelet.

    Aucune famille souhaitant amener ses enfants à l’école par vélo cargo ne pourrait emprunter cette « piste », même si le vélo cargo est celui proposé par l’agglopôle…

    Sans compter que la piste est fréquemment interrompue par des stationnements de voiture ou bloquée par des poubelles.

    Autant de désagréments qui rendent l’utilisation de cette voie peu favorable aux vélos à croire que les concepteurs de cet aménagement ne sont jamais monté sur un vélo.

    Il serait temps que la Ville de Sète admette que la consultation des usagers cyclistes lui permettrait d’éviter de telles erreurs.

  • Vélo + Train : répondez à l’enquête de l’AF3V

    Vélo + Train : répondez à l’enquête de l’AF3V

    L’association française pour le développement des véloroute et voies vertes AF3V souhaite recueillir le retour d’expérience des cyclo-randonneurs de cette année 2024.

    Vous êtes partis cette année pour une journée, un week-end ou pour un voyage à vélo en France et vous avez décidé de prendre le train ? Votre retour d’expérience, en solo, famille ou groupe nous intéresse ! Que ce soit pour accéder aux quais, ou pour embarquer votre vélo non démonté, démonté ou plié, dans un TGV, un train Intercité ou un TER, avec ou sans réservation.

    Répondez à l’enquête en cliquant ICI

    La situation de l’emport des vélos dans les trains est très variable selon la nature du train et les régions pour les TER.  L’AF3V propose une fiche bien faite sur l’intermodalité que vous pouvez lire ICI.

    Certaines régions se distinguent par des dispositifs particulièrement vertueux comme la Région Normandie qui dans ses TER Nomad a proposé cet été des accompagnateurs vélos recrutés spécifiquement pour embarquer, gérer et débarquer les vélos des cyclo-touristes. Il est remarquable de noter qu’aucune réservation n’est demandée et que les rames pour les vélos sont équipées de sièges bâchés en plus des places à crochets ce qui augmente considérablement les capacités d’emport (jusqu’à 50 vélos).

    Un exemple à méditer et surtout à suivre par la Région Occitanie qui demeure obscurantiste sur cette question, alors même que le territoire pourrait bénéficier des retombées importantes du tourisme à vélo.

    Une rame pour vélos avec ses sièges bâchés sur les TER Nomad

     

  • Faire du vélo dans Sète, un dossier du Midi Libre

    Faire du vélo dans Sète, un dossier du Midi Libre

    Le Midi Libre du 22 juillet 2024 sous la plume de Kelman Marti consacre un dossier au vélo dans Sète : « pédaler un mode de vie plus durable avec le développement du vélo ».

    Le dossier donne le point de vue de la Roue libre de Thau et de nombreux cyclistes du quotidien dans Sète. Optimiste et équilibré, ce dossier, qui donne la parole à l’adjoint responsable de la voirie, est clair et bien vu.

    Vous pouvez lire le dossier : première page et deuxième page.

  • Sécurisation de la passerelle de Vic la Gardiole

    Sécurisation de la passerelle de Vic la Gardiole

    Des adhérents de la Roue libre de Thau se sont rendus le 14 juin dernier pour examiner avec les responsables du Département de l’Hérault les moyens de sécuriser la passerelle de Vic la Gardiole.

    Plusieurs améliorations ont été retenues : la pose de barrières de protection en bois d’1,20 m de hauteur sur tout l’extérieur du virage en descente vers Mireval ainsi qu’un marquage au sol sous forme d’une ligne blanche pour séparer les voies montantes et descendantes . Concernant l’accès à la passerelle depuis la route en venant de Vic, il est prévu un plateau traversant en résine colorée sur environ 20 m de long sur toute la largeur de la voie ainsi que  des panneaux de signalisation alertant sur la présence de cyclistes (danger vélos ) et des bandes rugueuses pour faire ralentir les voitures venant de Vic. Le budget travaux sera voté à la fin du mois de juin.
    Une rencontre fructueuse et un travail concerté avec le Département, qu’il en soit remercié.

  • La passerelle de Poussan avance

    La passerelle de Poussan avance

    C’est une bonne nouvelle ! Le tablier de la passerelle cyclable de Poussan a été posé.  L’ouvrage d’art franchit la route départementale 613 et permettra à terme un accès cyclable sécurisé à Poussan pour rejoindre la piste cyclable qui conduit à Montbazin et plus loin Cournonterral, Pignan et Montpellier.

    Merci au département de l’Hérault qui rend notre territoire de plus en plus cyclable et contribue ainsi à la lutte contre le réchauffement climatique. 

    Midi Libre du 6 juin 2024