Les résultats du baromètre sur Sète

Le nombre de réponses au Baromètre des villes cyclables est de 88 à Frontignan, 235 à Sète et 235 à Marseillan, qui sont les trois villes de l’agglomération qui figurent dans les résultats. 

Découvrez ICI les commentaires libres apportés par les répondants sur la ville de Sète. Quelques exemples :

La configuration spécifique de la circulation à Sète à cause des canaux complexifie la circulation en général. La mairie devrait engager un débat avec les usagers et tenter plusieurs expériences avant de valider des travaux de séparation des voies. Par ailleurs, la police verbalise rarement les incivilités des voitures et des scooters sur les deux roues non motorisés.

Il faudrait vraiment un itinéraire sûr pour aller à la gare.

Le sort des piétons à Sète n’est pas plus enviable que celui des cyclistes…

La mairie de Sète est en train d’évoluer positivement par-rapport à l’utilisation de vélo en ville mais il y a tant à faire qu’il faut absolument persévérer et que cela ne soit pas qu’un effet d’annonce avant les municipales de 2020…!

“Je me déplace très très souvent en vélo (travail, loisirs, courses, rendez-vous…) à Sète et ses environs (Montpellier, Bessan…) et je remarque très souvent que les cyclistes doivent faire attention aux piétons et aux véhicules motorisés avec des situations qui peuvent s’avérer périlleuses et surtout un manque de savoir vivre de nombreux conducteurs !”

Pour moi, l’usage du vélo devrait être encouragé en parallèle avec le développement des transports en commun à Sète. Ceux-ci sont très incommodes et ne permettent pas d’avoir envie de laisser la voiture.

Les grands axes sont complètement dépourvus d’aménagements et itinéraires pour les vélos. Même les travaux de réhabilitation des grands axes et création de rond-points ne donnent pas lieu à création d’aménagements et itinéraires pour vélos : nouveau rond-point du pont Sadi-Carnot par exemple. En fait, rien n’est fait pour les déplacements du quotidien à vélo : pas de parking vélos en gare ou aux arrêts de bus, aucune action pédagogique envers les automobilistes afin d’intégrer le vélo dans la cité.

Vive le Vélo !

Article sympa ce dimanche 8 décembre 2019 dans Thau-Info.

VIVE LE VÉLO

L’Hérault a la chance de se situer sur deux itinéraires cyclables européens : la route 8 baptisée « la Méditerranée à vélo » qui relie l’Espagne à la Grèce et la route 17, baptisée « Via Rhôna » qui s’étend du Leman à la Méditerranée. Nos villes du littoral jalonnent ces voies : Marseillan, Sète, Frontignan, Vic- la- Gardiole, Villeneuve-lès-Maguelone, Palavas, etc.

L’Hérault est aussi le département français qui possède le plus grand réseau de pistes cyclables. Une place d’excellence qui sera consolidée avec le nouveau plan « Hérault Vélo » et les 30 millions d’investissement prévus par le Conseil Départemental entre 2019 et 2024.

 A Montpellier, les pistes cyclables se multiplient et le succès des vélos en libre-service témoigne de l’intérêt que portent tant la municipalité que les citadins pour la petite reine.

Autour de l’étang de Thau, de nouvelles pistes se réalisent comme la superbe double voie qui va bientôt compléter la liaison entre la gare de Sète et Balaruc-les-bains.

A Frontignan, la politique du développement économique et touristique responsable permet de faire découvrir à vélo les plages, les étangs et le canal du Rhône à Sète. 

 Les associations locales (Vélocité à Montpellier, La Roue libre de Thau dans l’agglomération sétoise, Union Cycliste de Marseillan, etc.) sont pour beaucoup dans cette prise de conscience de l’intérêt du vélo dans notre région et de la nécessité d’un nouveau rapport à l’espace urbain. Elles sont su allier l’esprit militant à une démarche intelligente qui les a conduit à devenir des partenaires auprès des institutions publiques pour les aménagements cyclables et l’organisation d’événements destinés à promouvoir tous les usages du vélo.

Il faut les féliciter et les soutenir encore plus vigoureusement car beaucoup reste à faire, notamment en zone urbaine où les pistes cyclables sont toujours nettement insuffisantes malgré les efforts des municipalités en place.

 A Montpellier et à Sète, pour se déplacer en ville, les cyclistes n’ont souvent pas d’autre choix que d’emprunter la voie publique où règne la loi du plus fort. Le partage de la route est alors une vue de l’esprit : c’est le plus gros qui gagne. La voiture toute-puissante n’a que faire du cycliste. Il faut être courageux pour risquer sa vie dans la jungle urbaine d’autant que la politesse, la courtoisie et le simple respect du code de la route sont devenues des denrées rares chez les automobilistes.

 Le vélo, classique ou électrique, efficace, peu onéreux, respectueux de l’environnement doit devenir un vrai moyen de transport pour aller travailler, faire ses courses, amener les enfants à l’école ou tout simplement se promener et faire un peu d’exercice. En Allemagne, pays comparable à la France, le vélo est 3 à 4 fois plus développé que chez nous. Une ville comme Brême, comparable à Montpellier par sa taille et son grand centre-ville touristique totalement piétonnier, dispose de 600 km de voies cyclables urbaines. Les trottoirs de la plupart des rues sont aménagés avec des voies cyclistes et des voies piétonnes. Avec une part modale vélo de 30 %, Brême est devenue la « ville des vélos ». Chez nous la part modale du vélo est de 2 % !

 Bien souvent quand deux cyclistes se croisent ils se sourient ou se saluent.  Le vélo est vecteur de convivialité et de rapprochement entre les citoyens. Aussi rien d’étonnant à ce que le vélo soit devenu la première activité physique préférée des Français. Espérons que les candidats aux futures élections municipales de 2020 en tiennent compte dans leurs programmes de campagne.

Rhadamanthe

Train + vélo, le couple gagnant

Alors que la grève des transports annoncée pour le 5 décembre risque d’entrainer encore un peu plus d’embouteillages sur les routes et dans les villes, rappelons l’intérêt d’associer le train et l’autocar avec le vélo.

Les vélotafeurs, cyclistes qui se rendent au travail à vélo, le savent bien qui embarquent  quotidiennement leur bicyclette (pas toujours facilement) dans le TER !

A vélo au boulot…

La récente loi d’orientation des mobilités (LOM adoptée le 19 novembre 2019) encourage la complémentarité vélo / train et le développement du stationnement sécurisé et massifié en gare, ainsi que des conditions homogénéisées d’embarquement des vélos dans les trains et les autocars.

Le règlement européen des droits des voyageurs ferroviaires adopté en 2007 et modifié par le parlement le 15 novembre 2018 à une large majorité indique que : « Tous les trains de voyageurs neufs ou remis à neuf devront comporter un emplacement bien indiqué pour le transport des bicyclettes non démontées avec un minimum de huit emplacements »  

Par ailleurs, la loi d’orientation des mobilités  confirme le rôle de la Région comme  « chef de file » des mobilités. Suite aux états généraux du rail et de l’intermodalité (EGRIM) lancés par la région Occitanie en 2017, des comités départementaux ont vu le jour. 

Lors du dernier comité de l’Hérault, le conseiller régional animant la réunion a laissé entendre que la Région ne souhaitait pas faciliter l’embarquement des vélos dans les trains.

La Roue libre de Thau a adressé un courrier à la présidente Carole Delga pour lui indiquer son désaccord.

Saluons l’expérimentation lancée cet été par le département de l’Hérault d’embarquement des vélos dans les cars reliant Bédarieux à Saint Pons de Thomières (longeant la voie verte Passa Païs) durant cet été. Une belle démonstration que la solution car + vélo est adaptée à nos territoires ruraux ou urbains !