Archives de catégorie : Équipements cyclables

Un totem pour réparer son vélo aux Quilles

Les totems disposant d’outils pour  réparer son vélo se multiplient… après celui installé sur la voie verte entre Sète et Balaruc (à la hauteur du siège de l’agglopôle) puis celui dans l’abri vélo en gare de Sète, le dernier en date vient d’être installé aux Quilles à Sète le long de la  Corniche de Neuburg.

Ce totem permet de regonfler ses pneus et dispose d’outils pour les petites réparation de son vélo.  Il fait office de pied pour positionner son vélo le temps de la réparation.

Une belle initiative à saluer !

Abri vélo sécurisé en gare de Sète

Un abri vélo de trente places est désormais accessible en gare de Sète. Accessible avec une carte magnétique, il est également équipé d’un totem de réparation.

L’abonnement annuel est de 25 euros. Il faut s’adresser à la société qui gère les parkings Felicitta à l’accueil du parking des Halles Rue de Metz.

Felicitta : accueil@felicittaparc.com  / 04 67 74 66 55 / www.felicittaparc.com

Les résultats du baromètre 2019 : Frontignan, Sète, Marseillan

Le nombre de réponses au Baromètre des villes cyclables est de 88 à Frontignan, 235 à Sète et 235 à Marseillan, qui sont les trois villes de l’agglomération qui figurent dans les résultats. 

Découvrez ICI les commentaires libres sur la ville de Frontignan

Quelques exemples : Problème de discontinuité des pistes cyclables – limites de vitesse en zone 30 des véhicules motorisés non respectées mettant en danger les cyclistes – nouvelles pistes cyclables sans séparateur”. “J’espère qu’il y aura bientôt une piste cyclable continue de Frontignan à Sète.” “Il faut continuer à donner une légitimité aux cyclistes sur la chaussée à travers une signalétique claire. Il faut renforcer la visibilité sur la traversée de la chaussée (Côte de Reboul) par la piste cyclable afin de renforcer la priorité des vélos sur les voitures.” “Il serait souhaitable de créer des voies cyclables pour les élèves et les collégiens afin de stimuler les déplacements doux et d’éviter une circulation dense et chaotique quotidienne Les parents pour plus de sécurité circulent avec leurs enfants sur le trottoir !”

Découvrez ICI les commentaires libres apportés par les répondants sur la ville de Sète.

Quelques exemples : “La configuration spécifique de la circulation à Sète à cause des canaux complexifie la circulation en général. La mairie devrait engager un débat avec les usagers et tenter plusieurs expériences avant de valider des travaux de séparation des voies. Par ailleurs, la police verbalise rarement les incivilités des voitures et des scooters sur les deux roues non motorisés.” Il faudrait vraiment un itinéraire sûr pour aller à la gare.” Le sort des piétons à Sète n’est pas plus enviable que celui des cyclistes…” La mairie de Sète est en train d’évoluer positivement par-rapport à l’utilisation de vélo en ville mais il y a tant à faire qu’il faut absolument persévérer et que cela ne soit pas qu’un effet d’annonce avant les municipales de 2020…!Pour moi, l’usage du vélo devrait être encouragé en parallèle avec le développement des transports en commun à Sète. Ceux-ci sont très incommodes et ne permettent pas d’avoir envie de laisser la voiture.” Les grands axes sont complètement dépourvus d’aménagements et itinéraires pour les vélos. Même les travaux de réhabilitation des grands axes et création de rond-points ne donnent pas lieu à création d’aménagements et itinéraires pour vélos : nouveau rond-point du pont Sadi-Carnot par exemple. En fait, rien n’est fait pour les déplacements du quotidien à vélo : pas de parking vélos en gare ou aux arrêts de bus, aucune action pédagogique envers les automobilistes afin d’intégrer le vélo dans la cité.

Découvrez ICI les commentaires sur la ville de Marseillan.

Quelques exemples : “Arrêtez de mélanger piétons et cyclistes, c’est source de conflit. Arrêtez de donner la priorité aux voitures quand une piste cyclable traverse la chaussée ou au niveau des sorties de parking ou des campings, c’est insupportable.Nous attendons avec impatience le dernier tronçon de la voie cyclable permettant d’effectuer le tour du bassin de Thau en sécurité ( Marseillan -Mèze)”. ll est très dangereux de sortir de Marseillan ville a vélo pas de piste cyclable vers Agde sans passer par Marseillan plage ou vers Mèze donc déplacement très limité.”Il est dommage qu’il n’y ait pas de pistes cyclables près du collège. Pour les collégiens, ça rassurerait les parents…” Très bonne piste cyclable reliant Marseillan à Sète et très bonne initiative d’avoir mis à disposition en location des vélos électriques.”

Plus de parkings… plus de voitures

La Ville de Sète annonce la création d’un parking souterrain de 300 places sur la place Stalingrad (face au Théâtre Molière). L’objectif est de “développer l’offre de stationnement et ainsi de rendre la ville plus fluide pour les Sétois” et “d’améliorer le quotidien des Sétois“. (Sète.fr n°157 de juillet-août 2018).

Ce choix du “tout parking”  montre que les élus ont une vision de la ville datant du siècle dernier…  et n’ont manifestement  pas compris les enjeux de la mobilité urbaine et de la vie en ville.

Améliorer le quotidien des habitants et rendre les déplacements plus fluides passe avant tout par la réduction de la place des véhicules motorisés et par le développement des modes actifs, marche et vélo.

Comme le souligne avec justesse Thau Info : ” un peu partout, la tendance est à la réduction de la place de la voiture pour favoriser la marche à pied, le vélo ou les transports en commun.  Pour l’architecte danois Jan Gehl, très écouté des urbanistes, le modèle en terme d’aménagement est Venise, la ville avec ses canaux, ses petits ponts, ses places et ses innombrables ruelles où le piéton est roi.  Pour Jan Gehl, la ville doit être conçue pour encourager le vélo et plus encore la marche, le mode de déplacement naturel de l’homme. Copenhague, sa ville natale, fut ainsi la première ville d’Europe à réduire la circulation automobile et le nombre des places de stationnement en centre-ville. En 40 ans, malgré un climat rigoureux, le vélo s’est imposé comme moyen de transport et la superficie allouée aux piétons a été multipliée par 7. Résultat : 84 % des habitants n’utilisent plus la voiture pour se rendre au travail et l’activité économique du centre-ville s’est accrue avec l’augmentation de la fréquentation piétonnière.”Allant à l’encontre de ces évidences, la Ville de Sète se félicite de dépenser massivement dans la rénovation des parkings des  Halles et du Canal et persiste en visant à développer à tout prix l’offre de stationnement en centre-ville.

A quand un plan pour le développement des modes actifs à Sète : plan marche (rénovation et agrandissement des trottoirs, signalétique piétonne…) et aménagements pour les vélos (bandes cyclables, sas vélo, double-sens-cyclables, parkings à vélos collectifs et sécurisés…) ?

Participez à la consultation publique du Plan vélo départemental

Le département de l’Hérault redéfinit sa politique cyclable. Historiquement très engagé en faveur du vélo, le département souhaite poursuivre son engagement en faveur de l’environnement, l’engagement social, le sport pour tous et le développement économique et touristique responsable. 
Le Département de l’Hérault lance une consultation pour l’élaboration de son Plan Vélo : “donnez votre avis sur la petite reine de l’Hérault” en cliquant sur ce lien : http://www.herault.fr/2018/04/10/petite-reine-de-l-herault-23729

Le plan vélo fixera les orientations et les ambitions de la nouvelle politique cyclable du département.

Profitez ce cette consultation pour demander une instance de concertation participative (de type comité de suivi) avec les associations cyclistes du département.

 

Que pensent les cyclistes sétois des déplacements à vélo dans Sète ?

Le baromètre des villes cyclables comportait deux questions ouvertes portant sur les points noirs à vélo et sur la cyclabilité de la ville.

A Sète, ce sont 270 personnes qui ont répondu à ces deux questions.

Leur avis est particulièrement intéressant car il décrit au quotidien la situation faite au vélo dans les rues de la ville de Sète.

Les points noirs : sans surprise c’est le centre-ville qui recueille l’écrasante majorité des avis négatifs considérant qu’y faire du vélo est souvent dangereux. Beaucoup signalent le passage sous le Théâtre de la Mer qui mélange piéton et cyclistes comme inadapté et dangereux. 

D’une manière générale, les grands axes, particulièrement Bd de Verdun et Camille Blanc, mais également l’avenue du Maréchal Juin sont jugés hostiles aux vélos.

Entrer et sortir de Sète à vélo constitue un problème, sont cités la route de Montpellier, la difficulté pour rejoindre Frontignan, l’entrée Est de Sète, mais c’est surtout l’accès à Balaruc qui focalise les reproches.

Les répondants évoquent également l’absence d’aménagement favorable aux vélos : absence de double-sens cyclable, absence de signalétique, modicité des parkings vélo, etc. 

Voir une synthèse des points noirs.

Sur la seconde question ouverte, les répondants estime qu’il reste encore beaucoup à faire pour améliorer le climat vélo dans la ville. Ils observent que Sète est une ville faite pour le vélo, toutefois ils regrettent que la cyclabilité y soit si médiocre.  Ils constatent que le vélo loisir est relativement bien traité, mais le vélo déplacement reste inexistant. Enfin, ils expriment de nombreuses attentes envers les pouvoirs publics et font des propositions pur améliorer la vie des cyclistes sétois. 

Voir les commentaires sur le vélo dans Sète

Des avis et constats qui rejoignent souvent ceux de la Roue libre de Thau et qui devraient donner des arguments à celles et ceux qui souhaitent le développement des modes actifs en ville !

La ville de Sète a peur des double-sens cyclables !

En décembre 2017, la Roue libre de Thau a adressé un courrier à la Ville de Sète demandant l’application de la Loi LAURE qui prévoit des aménagements cyclables lors des travaux de rénovation de voirie.

En février 2018, nous avons formulé un recours gracieux à la Ville de Sète pour demander l’application du code de la route qui prévoit le double-sens cyclable dans les rues et les zones limitées à 30 km/h.

Nous venons de recevoir la réponse de la Ville à ces deux courriers : circulez, il n’y a rien à voir ! tel pourrait être le sens de cette réponse que vous pouvez lire ICI 

Nous y apprenons que la mortalité à vélo aurait augmenté de 22 % en 7 ans !  et qu’il conviendrait d’attendre la finalisation du Plan de déplacement urbain…  alors même que les ateliers du même PDU ont mis en évidence la nécessité d’améliorer la cyclabilité du territoire notamment par la mise en place des récentes évolutions du code de la route favorables aux cyclistes (double-sens cyclable, cédez le passage cycliste au feu, sas cyclistes, possibilité de s’écarter des voitures en stationnement pour les cyclistes, autorisation de chevauchement  des lignes blanches par les automobilistes  pour doubler un cycliste…)

Alors que les beaux jours reviennent et que les vélos sortent des garages… constatons que la vie des cyclistes urbains reste difficile particulièrement dans le centre-ville de Sète !

Des bonnes nouvelles…

Une station de gonflage des vélos est installée à Balaruc à la hauteur du centre commercial. Une initiative utile et pratique pour les cyclistes qui veulent rouler bien gonflés ! (cliquez sur la photo pour l’agrandir)

Lors des ateliers de concertation pour la définition du Plan de déplacement urbain (PDU) de l’agglomération (les 13 et 14 mars) l’annonce de la réalisation d’une voie verte sur la RD 2 (qui relie Sète à Balaruc) sur l’emplacement de l’ancienne voie ferrée à été confirmée : début des travaux prévu en 2019. De même, la mise en place d’un Transport en Commun en Site Propre (TCSP) partiel est prévue sur cette même voie qui a vocation à devenir un “boulevard urbain”…

Vélo de nuit : le bon équipement

Le passage à l’heure d’hiver a lieu ce week-end : il permettra à tous de profiter d’une heure de plus dans la nuit de samedi à dimanche, mais le soleil va désormais se coucher vers 17h30 à Sète (et même avant 17h00 au solstice d’hiver).

Les trajets à la sortie de l’école ou du travail vont maintenant s’effectuer de nuit, et cette diminution de la visibilité n’est pas sans conséquences sur les routes. Le mois de novembre voit chaque année augmenter les accidents dans la tranche de 17 à 19 heures, et ce sont les piétons et les cyclistes qui en sont les premières victimes.

En plus d’une vigilance accrue, il importe donc d’être visible des autres usagers de la route en portant des vêtements clairs et en ayant un vélo bien éclairé . Comme le rappelle la FUB : à vélo, voir et être vu, c’est vital !

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Illustration de l’Association Droit Au Vélo

De nuit (ou de jour par mauvaise visibilité, ou dans un tunnel), l’équipement obligatoire à vélo comporte :

  • un phare + un réflecteur à l’avant (blanc ou jaune)
  • un phare + un réflecteur à l’arrière (rouge)
  • des réflecteurs latéraux (orange)
  • des réflecteurs sur les pédales
  • un gilet fluo rétro-réfléchissant, uniquement hors agglomération

L’absence d’équipement peut vous valoir une amende de 1ère classe (11 €), ou de 2ème classe (35€) pour l’absence de gilet fluo hors agglomération.

Enfin, rien ne vous empêche de compléter l’équipement obligatoire par d’autres accessoires lumineux ou réfléchissants : brassards, vêtements, écarteur de danger…

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