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Vélocité Grand Montpellier à 20 ans ! conférence de Frédéric Héran le vendredi 21 septembre

 A l’occasion de ses 20 ans, l’association Vélocité Grand Montpellier, organise une  Conférence-débat sur le thème : 

“Le retour du vélo à Montpellier”

Vendredi 21 septembre 2018 à 19 h Espace Jacques 1er d’Aragon
117 avenue des États généraux
Quartier Richter – Montpellier

Les indices d’un essor de la pratique du vélo se multiplient à Montpellier, au moins dans le centre.  Venez en débattre avec tous ceux qui observent chaque jour ce phénomène et en particulier :

–  Luc Nourigat, président de Vélocité Grand Montpellier, l’association de cyclistes urbains
Chiara Schaller, coordinatrice au Vieux Biclou, l’atelier d’auto-réparation des vélos
Jérôme Cassagnes, chargé d’études – mobilités actives au CEREMA Méditerranée

Et la présence exceptionnelle de Frédéric Héran, économiste des transports et urbaniste,
auteur du livre à succès « Le Retour de la bicyclette. Une histoire des déplacements urbains en Europe, de 1817 à 2050 » (Éditions La Découverte, Poche, 2015
qui animera la conférence et mettra en perspective historique ce que nous vivons à Montpellier.

Ne manquez pas cet événement ! Réservez votre soirée ! Parlez en à vos amis et connaissances ! Faites circuler !

Un pot clôturera la soirée.

 

 

Le Midi libre relaie le baromètre des villes cyclables

Midi-Libre du 3 août 2018

La belle cote du deux-roues : une réalité trompeuse ? 

Vélo Malgré les labels décernés, les cyclistes s’estiment laissés sur le bord de la route

Alors que l’Office de tourisme (OT) de Sète vient de recevoir un label honorifique Accueil Vélo, le diagnostic 2018 du Baromètre des villes cyclables locales, réalisé par le site Parlons Vélo, fait, quant à lui, part d’une situation relativement critique pour le deux-roues en Île singulière. Un paradoxe qui mérite réflexion.

Un potentiel certain… 

Le secteur du vélo, en plein essor actuellement, fait le bonheur des touristes en recherche de sport et d’évasion. Face à ce constat, l’OT s’est rapidement adapté à la situation. Et le travail paie puisque son nouveau label, remis par la Région, atteste de la qualité de son accueil et des services relayés auprès des cyclistes. « Les touristes cyclistes sont de plus en plus nombreux, on se fait le relais des informations. C’est une vraie expertise, pour les conseillers. Il faut les diriger vers les services les plus adaptés à leur demande », explique Marie De La Forest, adjointe au maire déléguée du tourisme. Ainsi, pour pédaler tout en contemplant la beauté du paysage sétois et méditerranéen, plusieurs parcours s’offrent aux sportifs. En ville, le déplacement à vélo se fait en longeant les côtes, en périphérie du centre, par le Nord le long de l’étang de Thau ou par le Sud le long de la Corniche. Avec, dans les deux cas, une vue imprenable sur le littoral sétois. En bordure de plage, la fameuse Voie verte du lido permet de joindre Marseillan-plage depuis le Port des Quilles sur douze kilomètres de piste. Pour ce qui est de la location de vélos, ce n’est pas non plus un problème, car la ville regorge de prestataires expérimentés, comme Bike Med, qui a également reçu un label Accueil Vélo en 2018.

… mais mal exploité 

Cependant, malgré cet atout cyclable, les statistiques nationales démontrent, en réalité, une situation jugée défavorable pour les vélos dans l’ensemble de la région Occitanie… Et, malheureusement, celle que l’on surnomme la Venise Languedocienne porte tout autant le bonnet d’âne !

L’étude, menée sur la base de 270 témoignages de particuliers volontaires en avril dernier, recense un sentiment global de frustration de la part des Sétois, qui concèdent un “potentiel vélo” certain mais dénoncent un manque de prise en charge par les politiques publiques de la ville. Les questions, ouvertes, ont laissé libre court aux remarques et observations des locaux. Principalement, les participants déplorent un cœur de ville quasiment inaccessible en deux-roues, des axes routiers hostiles (avenue Maréchal-Juin par exemple) et une absence éminente d’aménagement (voies en double sens, aucune signalétique, modicité du nombre de places de parking…). Parmi les nombreuses remarques figurant dans le rapport, un témoin s’indigne : « Le passage sous le théâtre de la mer est une aberration !» Un autre fait référence à la dangerosité du lieu:« Il n’y a pas assez de places pour les piétons et les vélos et il y a un virage sans aucune visibilité ! Je choisis de rouler sur la route à ce niveau-là, afin d’éviter de croiser ou de doubler au même endroit des piétons et d’autres vélos. »

Malgré tout, quelques commentaires font référence aux timides efforts récemment menés pour améliorer les conditions de circulation des cyclistes et encouragent la ville à poursuivre dans cette voie.

A l’heure où l’humanité vit désormais à crédit -les ressources annuelles renouvelées sont déjà épuisées il serait judicieux de dépoussiérer les vélos du garage. Mais encore faudrait-t-il pouvoir pédaler en toute sécurité.

CAMILLE THOMASO

Le tourisme à vélo, un atout pour notre territoire

Une étude portant sur la fréquentation et les retombées économiques de la Méditerranée à vélo démontre le poids touristique et économique de cette euro-vélo route qui traverse notre territoire (tout comme la ViaRhôna et le Canal des Deux Mers).

La Méditerranée à vélo est la partie française de l’Euro-Vélo 8 qui relie la Grèce à l’Espagne.

L’étude porte sur l’année 2017 et repose sur un large dispositif de comptage et une méthodologie solide (17 000 passages observés soit quelque 14 000 cyclistes entre avril et novembre 2017)

Cliquez ici pour consulter l’étude.

Les résultats font apparaître une fréquentation importante de cyclistes sur l’euro-vélo 8 : 1,1 millions de journées vélo et 44 millions de km parcourus par an.

L’attrait du secteur littoral

Sur le seul secteur littoral entre le Grau-du-Roi et Sète, mais également au Barcarès, la fréquentation varie entre 160 et 220 000 passages par an. Cette fréquentation est majoritairement touristique.

Sur cette section de l’EV8 la progression de la fréquentation a été de 9 % entre 2014 et 2017.

Un poids considérable du tourisme à vélo sur le littoral languedocien de l’EV8 

L’enquête montre une pratique touristique en séjour considérable dans les secteurs littoraux avec un impact économique particulièrement élevé. Le poids du vélo dans le choix du séjour et la qualité des aménagements s’avèrent importants, même pour les clientèles loisirs. 

Sur l’EV8, la fréquentation touristique en séjour est très élevée avec des fréquentations touristiques de 40 à 60 000 passages de touristes par an sur tout le littoral Languedocien à Barcarès, Portiragnes, Sète, Mauguio, le Grau du Roi, partout ou des aménagements de qualité ont été réalisés.

Même auprès de la clientèle touristique en séjour, le poids du vélo dans le choix de la destination est très important : sur l’EV8, 80 % des touristes sportifs déclarent que le vélo est un élément très ou assez important dans le choix du séjour, mais encore 62 % des cyclistes loisirs et même 53 % des cyclistes utilitaires. Au global, plus de 66 % considèrent le vélo comme un élément très (32%) ou assez (34%) important dans le choix du séjour et de la destination.

65 % des touristes pratiquent le vélo tous les jours et 30 % plusieurs fois dans le séjour, ce qui renforce l’importance déjà notée du vélo pendant le séjour.

La moyenne de dépense des touristes à vélo (62 €/jour) est plus élevée que la moyenne des autres touristes avec une forte variation selon le mode d’hébergement de 46 €/j en non marchand à 61 € en camping et jusqu’à 136 € en hôtel.

Les aménagements réalisés fonctionnent bien, voire très bien, la demande répond à l’offre, ils manquent à présent surtout de continuités dans certains secteurs.

Les enquêtes successives qui ont été réalisées sur les grands itinéraires ont permis de mettre au point un modèle de prévision de fréquentation. Certaines sections de la Méditerranée à Vélo dépassent très largement ce potentiel théorique de par la qualité de réalisation, la facilité d’accès depuis les pôles de population, la qualité des services. 

Ainsi, l’aménagement réalisé le long du canal de Rhône à Sète capte bien la fréquentation touristique, notamment dans sa section le Grau / Aigues Mortes qui capte plus de 5 fois son potentiel théorique.

Un impact économique très important de la Méditerranée à vélo

Les 1.1 millions de journées de vélo sur la Méditerranée à vélo ont généré :

  • 94 M€ de dépenses pendant le séjour des cyclistes 
  • 48 M€ de dépenses les seuls jours de pratique du vélo 
  • 31 M€ de dépenses sur les seuls jours de pratique et sur l’EV8
  • 29.8 M€ des touristes itinérants ou non
  • 20.5 M€ d’impact direct
  • 156 M€ d’impact de santé publique 
  • 40 M€ de dépenses en achat et maintenance de vélo et accessoires

Si l’enquête montre de nombreux points positifs, elle identifie aussi un certain nombre de fortes marges de progression :

Des continuités à terminer d’urgence sur le littoral tant le potentiel est important

Le volume considérable de pratique du vélo par les touristes en séjour observé, les taux très élevés de captation du potentiel, le poids important du vélo dans le choix de la destination et les densités très élevées d’hébergement touristique montrent que le potentiel de progression est encore considérable sur tout le littoral Méditerranéen à condition d’assurer les continuités sur les sections non terminées. En effet, contrairement à la ViaRhôna, le niveau d’insatisfaction sur les conditions de pratique du vélo est en effet élevé avec 42 % d’insatisfaction sur la sécurité, la cohabitation entre les usagers, l’entretien. 

Assurer les continuités pour favoriser la pratique itinérante 

Le rapport observe que la pratique itinérante reste encore marginale. Le manque de continuités et de promotion de l’itinéraire explique cette faible fréquentation sauf dans la section commune avec la ViaRhôna et celle avec le Canal des Deux Mers. Au regard de la bonne fréquentation observée sur la ViaRhôna, le potentiel de la Méditerranée à Vélo est sans doute aussi important pour peu que les continuités puissent être réalisées.

Des services à améliorer

Parmi les principales insatisfactions figurent 

  • le manque de réparateurs de vélo (67 % d’insatisfaction) 
  • la couverture WiFi (62 % d’insatisfaction)
  • le manque de toilette et de points d’eau (54 %)
  • le stationnement des vélos (54 %)
  • la signalétique touristique (44 %)

 

Les résultats du baromètre des villes cyclables sur le bassin de Thau

Sur les 14 communes du bassin de Thau (Sète Agglopôle Méditerranée), quatre ont eu un taux de réponse suffisant pour figurer au baromètre des villes cyclables :

  • Sète et Frontignan dans la catégorie des villes de 20 000 à 50 000 habitants
  • Mèze et Marseillan dans celles des moins de 20 000 habitants.

553 personnes ont répondu au questionnaire du baromètre : 270 à Sète, 127 à Frontignan, 83 à Marseillan et 73 à Mèze.

Les répondants sont majoritairement des cyclistes du quotidien utilisant leur vélo tous les jours ou de 1 à 3 fois par semaine pour des motifs de balades ou de sport, mais également utilitaires (travail, accompagnement, achats, visites, …)

Les répondants sont plus jeunes à Frontignan qu’à Sète, Mèze ou Marseillan, villes où les plus de 55 ans sont majoritaires.

Leur avis est représentatif des habitants du bassin de Thau qui utilisent leur bicyclette comme moyen de déplacement au quotidien. Sans surprise, leur ressenti rejoint les constats faits par la Roue libre de Thau, il exprime une « expertise d’usage » précieuse dont les décideurs peuvent se saisir pour améliorer les modes actifs.

Les principaux points forts ressentis par les cyclistes :

  • la facilité à trouver un magasin de réparation (Frontignan)
  • l’entretien des pistes cyclables (Frontignan et Mèze)
  • se déplacer à vélo en ville est agréable (Marseillan)
  • le confort des itinéraires cyclables (Mèze)
  • la rareté des conflits entre cyclistes et piétons (Mèze, Marseillan)
  • la possibilité de circuler en sécurité dans les rues résidentielles (Mèze, Marseillan)
  • les efforts de la ville en faveur du vélo (Marseillan)

A noter qu’aucun point fort (calculé par l’écart positif à la moyenne des villes de même taille) ne ressort pour la ville de Sète.

Les principaux points faibles ressentis par les cyclistes :

L’absence de sécurité de la circulation à vélo

  • le danger de la circulation à vélo pour les enfants et les personnes âgées (Sète, Frontignan)
  • l’absence de sécurité sur les grands axes (Sète, Frontignan)
  • la difficulté à traverser les carrefours et les ronds points (Frontignan, Sète)
  • le volume et la vitesse du trafic motorisé (Frontignan)
  • le sentiment général d’absence de sécurité à vélo (Frontignan)

L’absence de continuité des aménagements

  • l’absence de double-sens cyclables dans les rues à sens unique (Sète, Mèze et Marseillan à l’exception de Frontignan qui a mis en place des double-sens cyclables)
  • l’absence de continuité des itinéraires cyclables (Sète)
  • l’absence de solution alternative sûre pour les vélos en cas de travaux (Sète)

Les difficultés rencontrées par les cyclistes

  • difficulté de stationnement en gare (Frontignan, Mèze, Marseillan)
  • la fréquence des vols de vélos (Mèze)
  • l’absence de possibilité de location de vélo (Frontignan)
  • l’absence de magasin ou atelier de réparation (Marseillan)

Les questions sur le rôle de la ville en faveur du vélo est surtout pointées pour la Ville de Sète où les répondants notent :

  • l’absence d’écoute de la mairie vis-à-vis des besoins des usagers du vélo (Sète)
  • la faiblesse de la communication en faveur des déplacements à vélo (Sète)

Les attentes des cyclistes :

Sans surprise, les usagers du vélo demandent avant tout :

  • un réseau cyclable complet et sans coupure (88 % pour Sète et Frontignan ; 81 % pour Marseillan et Mèze)
  • Des itinéraires directs et rapides (plus de 50 %)
  • des stationnements sécurisés et adaptés pour les vélos (30 à 40 %)
  • la demande de limitation du trafic motorisé en ville est surtout forte (34 %) à Sète tout comme la demande de modérer la vitesse des véhicules motorisés en ville (25 %)
  • la demande d’entretien des pistes cyclables est surtout forte à Mèze (36 % contre 27 % dans les autres villes)
  • faciliter le transport des vélos dans les transports en commun (15 % à Frontignan, 14 % Marseillan, 11 % Sète et 4 % Mèze qui n’a pas de gare)
  • plus de communication autour du vélo (33 % Mèze, 22 % Sète, 18 % Frontignan et 14 % Marseillan)
  • plus de vélo en libre service recueille 10 % des demandes

Les résultats détaillés par ville :

Ville de Sète

Ville de Frontignan

Ville de Marseillan

Ville de Mèze

La comparaison de la Ville de Sète avec une ville de taille et de caractéristiques comparables comme l’est la ville d’Albi est instructive : voir la comparaison Albi – Sète

Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui ont répondu au baromètre ; leur expression confirme que la situation est contrastée entre les communes de l’agglomération en raison de leur différence de taille mais également des politiques en faveur des modes actifs mises en oeuvre par les équipes municipales.

Le prochain baromètre aura lieu en 2019 (en septembre – octobre) et permettra de vérifier si des avancées ont été réalisées.