Archives de catégorie : politique cyclable

Merci d’avoir répondu au baromètre des villes cyclables

Beau succès pour cette troisième édition du Baromètre des villes cyclables. En 2021,  277 000 réponses ont été obtenues, au soit 90 000 de plus qu’en 2019 ! Plus saisissant encore : le nombre de communes qualifiées a doublé, pour atteindre 1 625 communes cette année. Plus de 8 100 communes ont reçu au moins une contribution : des chiffres qui témoignent d’une véritable dynamique à la hausse pour le vélo dans tous les territoires.

Sur le Bassin de Thau, les résultats sont également en hausse avec 5 villes qualifiées, alors qu’en 2019 seules 3 villes l’étaient (Marseillan, Frontignan et Sète). 

En 2021, Marseillan a recueilli 154 réponses, avec un taux de réponse par rapport à la population de 1,978 %, ce qui signifie que près de 2 % des Marseillannais ont  répondu au questionnaire.
Villeveyrac, ville nouvellement qualifiée, a obtenu  57 réponses  soit un taux de réponse de 1,489 %.
Avec 215 réponses, Sète a un taux de  0,492 %.  Mèze, nouvellement qualifiée, a recueilli  57 réponses soit  0,475 %. Frontignan avec 77 réponses a un taux de participation de  0,339%.

Les autres communes de l’agglomération n’ayant pas franchi la barre des 50 réponses ne sont pas qualifiées. Avec 42 réponses, il a manqué 8 réponses pour que Mireval se qualifie (taux de 1,28).
Les autres communes sont plus loin de la qualification : Montbazin (27 réponses), Poussan (26), Balaruc les Bains (16), Bouzigues (14),  Gigean (11), Vic la Gardiole (7) et Balaruc le Vieux (6).

Notons que dans les environs, les ville de Villeneuve lès Maguelone  (70 réponses), Fabrègues  (82) et Agde (70) se qualifient. 

Votre ville est-elle cyclable ? Répondez au baromètre

Votre commune est-elle cyclable ? Faites connaitre votre avis sur la mobilité à vélo en répondant au Baromètre de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB).

Les conditions de déplacement à vélo se sont-elles améliorées… dégradées, sont-elle restées identiques dans les 14 communes de l’agglopôle ?

Faites connaitre vos impressions quant au climat cyclable de la  commune où vous vivez et/ou de celles que vous parcourez sur vos trajets quotidiens pour votre travail, vos loisirs ou vos courses.

En moins de dix minutes, vous pourrez noter différents aspects du système vélo, recenser les lieux à aménager en priorité et ceux ayant connu une amélioration récente liée à un aménagement. 

Répondez au baromètre des villes cyclables afin que votre commune figure dans les résultats nationaux.

En 2019, seules les communes de Sète, Frontignan et Marseillan ont figuré dans le baromètre : voir les résultats du baromètre 2019.

Répondez au baromètre pour que la Roue libre de Thau puisse, en s’appuyant sur les résultats, interpeller les élus et leur proposer des pistes prioritaires d’action en faveur du vélo.

 

Que nous dit le recensement sur les déplacements dans l’Agglo ?

Depuis juin 2021, les résultats du recensement général de la population conduit en 2018 par l’INSEE sont disponibles, notamment sur les modes de déplacement entre le domicile et le lieu de travail.

Une analyse portant sur les 14 communes de la communauté d’agglomération vient  confirmer les intuitions et les ressentis sur les modes de déplacements pour se rendre au travail. 

Sète se caractérise par la place occupée par la marche qui concerne 1700 personnes soit 13 % de l’ensemble alors que la moyenne des villes de l’agglomération se situe à 7 %.  Parmi les habitants du bassin de Thau, les  Sétois se distinguent en étant presque deux fois plus marcheurs que le reste de la population.

Le moindre recours à la voiture est l’autre point saillant des Sètois : 64 % d’entre eux utilisent leur voiture pour aller travailler, alors que la moyenne du bassin de Thau est de 78 %. Cela est corrélé au moindre taux d’équipement en voiture des Sètois : 73 %  ont au moins une voiture – taux nettement plus faible que celui des autres communes de l’agglomération ( de 86 % à Mèze jusqu’à plus de 95 % à Vic-la-Gardiole).

La place occupée par les deux roues motorisées est une autre particularité de Sète : ce mode de déplacement représente 7 % (900 personnes) alors que la moyenne de l’agglomération est de 3,7 % soit un écart de 3,3 points. Si le Sètois marche deux fois plus que la moyenne du bassin de Thau pour se rendre au travail, il est également deux fois plus utilisateur d’un scooter ou d’une moto.

Le recours aux transports en commun pour se rendre au travail est également plus important à Sète que dans les autres communes, il est vrai, sans doute moins bien desservies. La part des déplacements en transports en commun représente 9,1 %  (1 174 personnes) alors que la moyenne de l’agglomération est de 5,1 % (écart de 4 points). Seule la ville de Frontignan dépasse cette moyenne avec 6,19 %, lié au bénéfice d’une gare et d’un accès rapide en train à Montpellier principale zone d’emploi.

Et le vélo dans tout cela ? Il occupe encore part qui reste très modeste, 1,7 % des déplacements dans l’agglomération (soit 744 personnes se rendant à vélo au travail).
La part modale des  vélo-tafeurs est faible : à Sète, elle est de  1,95 % soit 252 personnes, à Frontignan de  1,55 % soit 133 personnes.  Voire très faible : à Vic-la-Gardiole 0,85 % à avec 13 cyclistes… et seulement 0,08 % à Montbazin (avec un seul cycliste), même Villeveyrac, où la topographie n’est pas toujours facile pour les déplacements à vélo, fait (un peu) mieux avec 0,98 (16 cyclistes).
Les communes, où les déplacements à vélo sont supérieurs à la moyenne du bassin de Thau, sont Marseillan (2,84 % soit 64 cyclistes), sans doute en raison de la voie cyclable entre les deux pôles de Marseillan,  Mèze 2,57 % soit 103 cyclistes, Bouzigues (2,47 % soit 16 personnes) ou Balaruc-les-Bains (2,33 % soit 57 personnes).

A titre de comparaison, la part des déplacements travail à vélo dans Montpellier représente 7,96 % des déplacements (soit 8 500 personnes) et celle de la voiture seulement 53 %. Les transports en commun représentent 22,5 % et les deux roues motorisées seulement 2,79 %.

Ceci montre que, sur le bassin de Thau, il reste encore d’énormes “marges de progression” (euphémisme) avant que le vélo soit considéré et utilisé comme un mode de déplacement du quotidien pour se rendre au travail. Pourtant, le forfait mobilité durable offre une aide non négligeable aux salariés se rendant au travail à vélo (500 euros).

Gageons que le prochain baromètre des villes cyclables qui sera lancé le 4 septembre 2021 apportera des éclairages complémentaires sur l’usage du vélo dans le Bassin de Thau.

Le vélo gagne du terrain

Les Français sont de plus en plus nombreux à se rendre au travail à vélo, Grenoble a détrôné Strasbourg comme capitale française du vélo, la Guyane est la première région cycliste de France… quelques enseignements fort intéressants de l’exploitation du dernier recensement réalisé par l’INSEE.

L’excellent journal Alternatives Economiques fait la synthèse de cette enquête, à lire ICI.

En moyenne sur la France entière, deux moyens de déplacement progressent pour se rendre au travail : le vélo et les transports collectifs. Pris ensemble, le gain de part modale est de 0,26 points, mais c’est surtout le vélo qui progresse avec une augmentation relative de la pratique qui atteint 8,33 % en un an. Les modes individuels motorisés diminuent, que ce soit la voiture (de 0,12 %) ou les 2-roues motorisés (de 1,51 %). On note également une légère baisse de la marche et de la modalité « pas de transport ».

Au podium des villes où l’on se rend le plus à vélo au travail, on retrouve en tête Grenoble, puis Strasbourg, Bordeaux, Rennes, Nantes et Toulouse. Montpellier arrive en 9ème position après Lyon et Angers.

 

Installation des double-sens cyclables dans Sète

En ce  mercredi 7 avril, les premiers panneaux marquant les double-sens cyclables dans la zone 30 du centre-ville de Sète commencent à être posés.  

Panneau indiquant le double-sens cyclable pour les automobilistes implanté ce mercredi 7 avril 2021 dans la zone 30 de centre-ville de Sète

Résultat d’un long combat engagé en 2018 par la Roue libre de Thau, cette avancée concrète du droit des cyclistes démontre que la lutte, même à armes inégales, paie. 

Saluons cette  avancée réelle pour une ville plus agréable aux vélos. Sète va-t-elle devenir une ville “bike friendly” ?

Nous restons néanmoins conscients du chemin qui reste à parcourir pour une ville sûre et tranquille pour les cyclistes et les piétons.  

Pas un jour sans que la Roue libre de Thau ne soit interpellée par des cyclistes confrontés aux multiples obstacles et dangers rencontrés au quotidien. 

Du côté des  automobilistes et des conducteurs de deux-roues motorisées, certains  risquent d’être surpris (et fâchés) en se trouvant face-à-face avec un cycliste…  aussi, nous regrettons que la mise en place des double-sens cyclables ne s’accompagne pas d’une campagne de sensibilisation des automobilistes.  

   

Evaluation du plan vélo régional

La Région Occitanie organise des ateliers en distanciel pour évaluer son Plan Vélo Régional, vous pouvez vous inscrire pour participer à ces ateliers.  

Vous portez un intérêt au développement des mobilités douces ? Alors venez exprimer vos besoins en faveur de la pratique du vélo en Occitanie. Pour cela, inscrivez-vous aux ateliers participatifs en distanciel organisés par la Région Occitanie au mois de mars 2021.

Renaissance du velo en France

Le Monde publie un article sur la renaissance de l’industrie du vélo en France.

Le regain du vélo liée à la crise sanitaire et la pénurie des pièces et vélos d’origine désormais presque exclusivement chinois ont des effets bénéfiques inattendus… la relocalisation de la fabrication des vélos sur le sol français.  Ainsi, la marque historique Mercier revient et s’installe à Revin dans les Ardennes.