Archives de catégorie : politique cyclable

Pour une pratique démocratique du vélo

Bel article dans le Monde de Sonia Lavadinho anthropologue et géographe suisse sur pratique démocratique du vélo et partage de l’espace.

A lire et à faire lire, notamment à nos décideurs publics,  qui traite du  vélo comme outil majeur d’apaisement de l’espace public et du vivre ensemble en ville.

Des vérités y sont rappelées comme celle qui fait du vélo l’outil de déplacement le plus adapté en période de pandémie, ou encore la vitesse des voitures en ville qui loin des 50 ou même 30 km/h est en réalité de 18 km/h en moyenne…

Cliquez pour lire l’article du Monde du 10 septembre 2020

Les propositions de la Roue libre de Thau pour le Pacte de transition écologique et solidaire du bassin de Thau

La Roue libre de Thau a fait des propositions concrètes dans le cadre du Pacte pour la transition écologique et solidaire du Bassin de Thau.

Les propositions de la Roue libre de Thau sont à lire ICI

Quelques exemples de propositions :

En matière de mobilité active (mesure 15 du Pacte) :

  1. Mettre en oeuvre un schéma directeur cyclable pour une ville traversable à vélo (par la réalisation d’itinéraires cyclables continus, aménagés et sécurisés, dotés d’une signalétique spécifique permettant la traversée de Sète et l’orientation des cyclistes).

  2. Mettre en oeuvre un plan marche donnant la priorité aux plus fragiles (PMR, enfants).

  3. Créer une maison du vélo du bassin de Thau (services, atelier, vélo-école, location…) animée par les associations.

En matière de  limitation de la place de la voiture en ville (mesure 16) :

  1. Mettre en oeuvre un coeur de ville sans moteur thermique (voiture, deux-roues motorisés) en développant des actions pédagogiques comme des journées hebdomadaires sans voiture.
  2. Limiter à 30 km/h la vitesse sur l’ensemble de la ville, mettre en place des zones de rencontre (zone 20 dans les quartiers résidentiels) et des zones de faible émission (y compris sonores).
  3. Mettre en oeuvre un plan de limitation des deux-roues motorisées (lutte contre les nuisances sonores et la dangerosité) au profit d’une politique de développement des deux-roues électriques.

En matière de de développement d’une logistique (mesure 17)

  1. Revoir le plan de circulation pour supprimer le trafic de transit. 
  2. Créer des plate-formes et aires de livraison en périphérie de ville avec une desserte par vélo-cargo ou petits véhicules électriques aux commerces de centre ville (halles, magasins de détail) pour les livraisons des derniers kilomètres. 

En matière de  recyclage des déchet (mesure 18) :

  1. Soutenir l’atelier participatif d’autoréparation de vélos qui par son action favorise la remise en circulation des vélos délaissés, la revalorisation des pièces détachées et le recyclage des matières premières. 

Double-sens cyclable : La Ville de Sète condamnée

Le tribunal administratif de Montpellier a annulé l’article 2 de l’arrêté municipal qui interdisait les double-sens cyclables dans la zone 30 du centre-ville et condamne la Ville de Sète à  respecter la loi, c’est à dire à mettre en double-sens cyclable l’ensemble de la zone 30. 

Le tribunal administratif condamne la ville à verser 250 euros à la Roue libre de Thau au titre de compensation du temps passé pour défendre le droit des cyclistes.  

Rappelons que l’arrêté du 18 décembre 2017 a été attaqué par la Roue libre de Thau car ne respectant pas la loi de 2008 instaurant le double-sens cyclable dans les zones 30. 

Dans son jugement du 30 juin 2020, le tribunal administratif a jugé insuffisantes les motivations avancées par la ville, considéré qu’elle avait fait une erreur manifeste d’appréciation et méconnu les articles du code de la route relatifs aux pouvoirs du maire ainsi que celui sur le double-sens dans les voies à 30 km/h.  

Une victoire pour l’association qui gagne ainsi en légitimité et en compétence juridique, les pouvoirs publics savent désormais qu’ils risquent une action en justice pour tout non-respect des droits des cyclistes. 

La Roue libre de Thau choisit de reverser la somme acquise à la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) qui l’a formée et accompagnée dans cette action juridique.  

Après le confinement… Une place nouvelle pour le vélo ?

Un très intéressant cahier du  CEREMA sur les aménagements cyclables provisoires. Introduction du cahier :

En France, les mesures de confinement ont entrainé une baisse inédite de tous les déplacements, et un recul sans précédent des véhicules motorisés sur la voirie, laissant la place à de nombreuses opportunités de rééquilibrage de l’espace public. Lors de la sortie du confinement, il est souhaitable que de nombreux français choisissent le vélo comme moyen de transport pour leurs trajets quotidiens.

Pour préparer l’espace public et améliorer les conditions sanitaires des cyclistes qui doivent se déplacer, le gouvernement a pris des mesures pour encourager la pratique du vélo par les Français avec le développement des pistes cyclables temporaires et le lancement d’un plan de 20 millions d’euros par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

En France, il est possible de multiplier par quatre la pratique du vélo utilitaire, voire par huit grâce aux vélos à assistance électrique, et ce sans avoir besoin de bouleverser nos activités ni d’avoir la condition physique d’un coureur du Tour de France.

C’est une bonne nouvelle, car les atouts du déplacement à vélo sont certains :

  • le vélo est un mode de transport du quotidien permettant la distanciation physique nécessaire à la lutte contre le virus, si les aménagements cyclables sont suffisamment bien dimensionnés ;
  • le vélo est un mode de transport capacitaire, environ quatre à six fois plus que l’automobile à espace disponible équivalent, ce qui permettra d’absorber au mieux le report attendu depuis les transports collectifs ;
  • le vélo permet également de répondre à d’autres enjeux comme l’urgence climatique ou encore la sédentarité, la pollution locale, la congestion en milieu urbain.

Mais pour révéler ce potentiel cyclable, convaincre les automobilistes et usagers des transports collectifs de se mettre en selle a n de laisser l’usage de ces modes à ceux qui ne peuvent vraiment pas faire autrement, il faut créer les conditions les plus favorables possibles à l’usage du vélo.

Le CEREMA est un établissement public d’Etat qui intervient en conseil auprès des collectivités territoriales.

Les communes de l’agglomération du bassin de Thau seraient bien inspirées de faire appel à son expertise. Le courrier adressé au président de Sète agglopôle méditterranée allait dans ce sens… nous attendons toujours une mise en oeuvre de pistes et de parkings vélo provisoires.

Tout savoir sur Coup de Pouce Vélo

Le plan du gouvernement pour la sortie du confinement met le vélo à l’honneur grâce au travail et à la persévérance de la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) à laquelle la Roue libre de Thau adhère.

Le plan prévoit un coup de pouce réparation (jusqu’à 50 euros) mais aussi un accompagnement à la remise en selle et une aide pour des parkings vélos pour les collectivités. 

Le site Coup de Pouce Vélo est ouvert à partir du 11 mai. 

La Roue libre de Thau sera au rendez-vous !

Le plan vélo pour le déconfinement

La mise en place d’un plan de 20 millions d’euros pour accompagner les Français à utiliser leur vélo pour leurs déplacements pendant la période de déconfinement.

Voir le communiqué du Ministère de la transition écologique et solidaire.  

Ce plan est mis en place en partenariat avec la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) à laquelle la  Roue libre de Thau adhère.  

Un « coup de pouce réparation vélo » avec une prise en charge exceptionnelle jusqu’à 50 euros d’un montant hors taxe pour la remise en état d’un vélo au sein d’un réseau de réparateurs référencés dans une plateforme en ligne disponible prochainement 

Une prise en charge jusqu’à 60% des coûts d’installation de places de stationnement temporaire pour le vélo.

Des formations gratuites « coup de pouce remise en selle » pour apprendre à circuler à vélo en toute sécurité (1 à 2 heures d’apprentissage, individuellement ou en petit groupe, avec un moniteur expérimenté).

Le ministère annonce également une accélération du calendrier pour la mise en place du forfait mobilités durables dans le secteur privé, mesure prévue dans la Loi d’Orientation des Mobilités

Un développement des pistes cyclables temporaires pour des trajets sécurisés

Un soutien technique par les services de l’Etat, et notamment via les travaux du Cerema, qui a diffusé de nombreux outils pratiques à destination des gestionnaires de voirie ;

 Une simplification réglementaire, avec la dispense d’autorisations préalables pour la mise en place d’installations temporaires, telles que des pistes cyclables ou aménagements piétons temporaires (et notamment celle des Architectes des Bâtiments de France) ;

Un soutien financier, à travers le fonds de dotation de soutien à l’investissement local (DSIL), mobilisé par les préfets pour cofinancer des pistes cyclables temporaires avec les collectivités territoriales, au cas-par-cas, qui ne disposeraient pas de ressources suffisantes. 

Le Gouvernement invite les collectivités territoriales à tout mettre en œuvre pour faciliter la circulation des cyclistes en sécurité, et notamment par le maintien des voies vertes accessibles lorsque les conditions le permettent. Le Gouvernement appelle également les autorités organisatrices de la mobilité à veiller à la cohérence et à la continuité des itinéraires aménagés temporairement pour le vélo et autres engins de déplacements personnels pour garantir des conditions attractives et sécuritaires pour les usagers.

Le vélo : notre geste barrière

 

La Roue libre de Thau ecrit au président de l’agglo pour des pistes cyclables temporaires

La Roue libre de Thau a adressé un courrier au Président de Sète Agglopôle Méditerranée pour demander la mise en place de pistes cyclables temporaires. 

Le vélo est un mode de déplacement particulièrement adapté à la situation actuelle et à celle prochaine du déconfinement. Non seulement les déplacements à vélo permettent de maintenir les mesures de distanciation nécessaires pour se prémunir de tout rebond du virus, mais ils sont également bon pour la santé, pour l’environnement et, de plus, économes. 

Lors du prochain déconfinement, nous risquons de constater une désaffection accrue des transports en commun au profit d’une explosion de l’usage de l’automobile avec ses conséquences néfastes en termes d’encombrement et de santé publique. 

C’est pourquoi la Roue libre de Thau estime indispensable d’encourager l’usage du vélo comme outil de mobilité dans la période actuelle. A cette fin, elle propose la création de pistes cyclables temporaires afin de promouvoir les déplacements à vélo sur de courtes distances. Ces aménagements permettront de sécuriser les déplacements à vélos sur les principaux axes de circulation, en général liaisons intra-urbaines de raccordement des pistes cyclables extra-urbaines. En effet, un frein important à l’usage du vélo est l’appréhension de circuler parmi les voitures.

Parallèlement, la Roue libre de Thau se propose de mettre en oeuvre des ateliers participatifs de réparation de vélos en plein-air afin de respecter les mesures barrières qui permettront de remettre en service les nombreux vélos inutilisés. Bien entendu, la mise en oeuvre d’aménagements cyclables temporaires devra être accompagnée d’une campagne d’information et de sensibilisation afin d’encourager le recours privilégié aux déplacements à vélo.

Lire ICI l’intégralité du courrier adressé au Président de SAM, Maire de Sète copie aux Maires de Frontignan, Balaruc les Bains et Balaruc le Vieux. 

Le vélo, outil du déconfinement

 “Le vélo est un mode de déplacement particulièrement  adapté à la situation actuelle et celle que l’on va vivre progressivement, on y a une forme de distanciation sociale qui est celle recommandée actuellement, et cela a été décrit par les épidémiologiques comme un mode parfaitement adapté au déconfinement.  Pendant cette période, les gens vont avoir peur de reprendre le métro, le tramway, on le voit déjà en ce moment.”

Tel est le message de Pierre Serne, président du Club des villes et territoires cyclables et conseiller régional Ile de France (EELV) à qui la ministre Elisabeth Borne a demandé  de coordonner les initiatives de collectivités qui veulent développer rapidement des pistes cyclables temporaires.

Ce qui se pratique déjà en Europe du nord, Amérique du sud, ou à New York, c’est de prendre une partie importante d’une rue, d’une route, et de l’installer en piste cyclable temporaire avec des plots ».

Pierre Serne affirme qu’il faut anticiper le temps du déconfinement, “pour ne pas se retrouver confronté à des millions de cyclistes supplémentaires sans l’avoir prévu, mais profiter de cette période pour être prêt à le généraliser : Montpellier a commencé à le tester, Grenoble y est prêt, Paris aussi“.

Il y a déjà, en ce moment, beaucoup de cyclistes, pas forcément habituels  :  là ou il y a déjà des transports en commun, ces derniers sont vides, avec beaucoup de vélos autour” explique-t-il encore.

Si des villes comme Bogota ont parfois créé en une seule nuit des centaines de kms de pistes cyclables, Pierre Serne explique qu’en temps de confinement, “l’idée n’est pas de faire ça massivement d’un coup et de faire sortir les gens ou les ouvriers municipaux pour le faire, mais par exemple de l’imaginer pour desservir les nouveaux hôpitaux, très excentrés, ce qui serait très utile pour beaucoup de soignants“.

Sur les équipements : “Il y a déjà beaucoup de vélos déjà aujourd’hui dans les foyers” affirme Pierre Serne, qui cite une initiative de la FUB : “Des vélos pour l’hosto”, dans laquelle ceux qui en ont mais ne s’en servent pas, en ce moment, le prête à des soignants.

Après beaucoup de débats, voire de polémiques, sur l’usage du vélo en période de pandémie : est-ce interdit ou non ? la tendance  actuelle tend à faire du vélo un outil adapté au déconfinement à l’image de ce qui se passe en Allemagne.  On ne peut que s’en féliciter !