Archives de catégorie : politique cyclable

Que nous dit le recensement sur les déplacements dans l’Agglo ?

Depuis juin 2021, les résultats du recensement général de la population conduit en 2018 par l’INSEE sont disponibles, notamment sur les modes de déplacement entre le domicile et le lieu de travail.

Une analyse portant sur les 14 communes de la communauté d’agglomération vient  confirmer les intuitions et les ressentis sur les modes de déplacements pour se rendre au travail. 

Sète se caractérise par la place occupée par la marche qui concerne 1700 personnes soit 13 % de l’ensemble alors que la moyenne des villes de l’agglomération se situe à 7 %.  Parmi les habitants du bassin de Thau, les  Sétois se distinguent en étant presque deux fois plus marcheurs que le reste de la population.

Le moindre recours à la voiture est l’autre point saillant des Sètois : 64 % d’entre eux utilisent leur voiture pour aller travailler, alors que la moyenne du bassin de Thau est de 78 %. Cela est corrélé au moindre taux d’équipement en voiture des Sètois : 73 %  ont au moins une voiture – taux nettement plus faible que celui des autres communes de l’agglomération ( de 86 % à Mèze jusqu’à plus de 95 % à Vic-la-Gardiole).

La place occupée par les deux roues motorisées est une autre particularité de Sète : ce mode de déplacement représente 7 % (900 personnes) alors que la moyenne de l’agglomération est de 3,7 % soit un écart de 3,3 points. Si le Sètois marche deux fois plus que la moyenne du bassin de Thau pour se rendre au travail, il est également deux fois plus utilisateur d’un scooter ou d’une moto.

Le recours aux transports en commun pour se rendre au travail est également plus important à Sète que dans les autres communes, il est vrai, sans doute moins bien desservies. La part des déplacements en transports en commun représente 9,1 %  (1 174 personnes) alors que la moyenne de l’agglomération est de 5,1 % (écart de 4 points). Seule la ville de Frontignan dépasse cette moyenne avec 6,19 %, lié au bénéfice d’une gare et d’un accès rapide en train à Montpellier principale zone d’emploi.

Et le vélo dans tout cela ? Il occupe encore part qui reste très modeste, 1,7 % des déplacements dans l’agglomération (soit 744 personnes se rendant à vélo au travail).
La part modale des  vélo-tafeurs est faible : à Sète, elle est de  1,95 % soit 252 personnes, à Frontignan de  1,55 % soit 133 personnes.  Voire très faible : à Vic-la-Gardiole 0,85 % à avec 13 cyclistes… et seulement 0,08 % à Montbazin (avec un seul cycliste), même Villeveyrac, où la topographie n’est pas toujours facile pour les déplacements à vélo, fait (un peu) mieux avec 0,98 (16 cyclistes).
Les communes, où les déplacements à vélo sont supérieurs à la moyenne du bassin de Thau, sont Marseillan (2,84 % soit 64 cyclistes), sans doute en raison de la voie cyclable entre les deux pôles de Marseillan,  Mèze 2,57 % soit 103 cyclistes, Bouzigues (2,47 % soit 16 personnes) ou Balaruc-les-Bains (2,33 % soit 57 personnes).

A titre de comparaison, la part des déplacements travail à vélo dans Montpellier représente 7,96 % des déplacements (soit 8 500 personnes) et celle de la voiture seulement 53 %. Les transports en commun représentent 22,5 % et les deux roues motorisées seulement 2,79 %.

Ceci montre que, sur le bassin de Thau, il reste encore d’énormes “marges de progression” (euphémisme) avant que le vélo soit considéré et utilisé comme un mode de déplacement du quotidien pour se rendre au travail. Pourtant, le forfait mobilité durable offre une aide non négligeable aux salariés se rendant au travail à vélo (500 euros).

Gageons que le prochain baromètre des villes cyclables qui sera lancé le 4 septembre 2021 apportera des éclairages complémentaires sur l’usage du vélo dans le Bassin de Thau.

Le vélo gagne du terrain

Les Français sont de plus en plus nombreux à se rendre au travail à vélo, Grenoble a détrôné Strasbourg comme capitale française du vélo, la Guyane est la première région cycliste de France… quelques enseignements fort intéressants de l’exploitation du dernier recensement réalisé par l’INSEE.

L’excellent journal Alternatives Economiques fait la synthèse de cette enquête, à lire ICI.

En moyenne sur la France entière, deux moyens de déplacement progressent pour se rendre au travail : le vélo et les transports collectifs. Pris ensemble, le gain de part modale est de 0,26 points, mais c’est surtout le vélo qui progresse avec une augmentation relative de la pratique qui atteint 8,33 % en un an. Les modes individuels motorisés diminuent, que ce soit la voiture (de 0,12 %) ou les 2-roues motorisés (de 1,51 %). On note également une légère baisse de la marche et de la modalité « pas de transport ».

Au podium des villes où l’on se rend le plus à vélo au travail, on retrouve en tête Grenoble, puis Strasbourg, Bordeaux, Rennes, Nantes et Toulouse. Montpellier arrive en 9ème position après Lyon et Angers.

 

Installation des double-sens cyclables dans Sète

En ce  mercredi 7 avril, les premiers panneaux marquant les double-sens cyclables dans la zone 30 du centre-ville de Sète commencent à être posés.  

Panneau indiquant le double-sens cyclable pour les automobilistes implanté ce mercredi 7 avril 2021 dans la zone 30 de centre-ville de Sète

Résultat d’un long combat engagé en 2018 par la Roue libre de Thau, cette avancée concrète du droit des cyclistes démontre que la lutte, même à armes inégales, paie. 

Saluons cette  avancée réelle pour une ville plus agréable aux vélos. Sète va-t-elle devenir une ville “bike friendly” ?

Nous restons néanmoins conscients du chemin qui reste à parcourir pour une ville sûre et tranquille pour les cyclistes et les piétons.  

Pas un jour sans que la Roue libre de Thau ne soit interpellée par des cyclistes confrontés aux multiples obstacles et dangers rencontrés au quotidien. 

Du côté des  automobilistes et des conducteurs de deux-roues motorisées, certains  risquent d’être surpris (et fâchés) en se trouvant face-à-face avec un cycliste…  aussi, nous regrettons que la mise en place des double-sens cyclables ne s’accompagne pas d’une campagne de sensibilisation des automobilistes.  

   

Evaluation du plan vélo régional

La Région Occitanie organise des ateliers en distanciel pour évaluer son Plan Vélo Régional, vous pouvez vous inscrire pour participer à ces ateliers.  

Vous portez un intérêt au développement des mobilités douces ? Alors venez exprimer vos besoins en faveur de la pratique du vélo en Occitanie. Pour cela, inscrivez-vous aux ateliers participatifs en distanciel organisés par la Région Occitanie au mois de mars 2021.

Renaissance du velo en France

Le Monde publie un article sur la renaissance de l’industrie du vélo en France.

Le regain du vélo liée à la crise sanitaire et la pénurie des pièces et vélos d’origine désormais presque exclusivement chinois ont des effets bénéfiques inattendus… la relocalisation de la fabrication des vélos sur le sol français.  Ainsi, la marque historique Mercier revient et s’installe à Revin dans les Ardennes.   

Combien ça coûte ?

Combien coûte un aménagement cyclable ? Le Club des villes et territoires cyclables vient de publier un guide très instructif sur le coût des politiques vélo.

Voir le guide sur le site du Club des villes et territoires cyclables.

Spécialement destiné aux élus et aux techniciens des collectivités qui souhaitent développer la pratique du vélo sur leur territoire, ce guide apporte toutes les  réponses sur  le coût des politiques vélo.

Pourquoi les commerçants se trompent quand ils demandent des parkings

Très intéressante étude du CEREMA sur mobilité et commerces qui démontre notamment que les commerçants se trompent de combat. Ils se plaignent fréquemment des mesures qui visent à réduire la place de la voiture et réclament à l’inverse plus de places de stationnement et de facilité de circulation pour les voitures.

Plusieurs études ont montré qu’ils se trompent sur la façon dont leurs clients arrivent jusqu’à leur commerce. Généralement, ils surestiment fortement l’utilisation de la voiture pour faire ses achats. Sans doute, les  les discussions qu’ils peuvent avoir avec leurs clients influencent cette perception. Le client qui est venu en voiture et a eu du mal à se garer va le faire savoir haut et fort, alors que celui qui est venu à pied ne va pas évoquer le fait que les trottoirs sont trop étroits ou qu’il y a trop de voitures. Par ailleurs, les chiffres de l’INSEE montrent que parmi toutes les catégories socioprofessionnelles, les « artisans, commerçants » sont ceux qui se déplacent le moins fréquemment en utilisant un moyen de transport alternatif à la voiture. Seuls 13% d’entre eux se déplacent vers leur lieu de travail à pied, en transports collectifs, à vélo ou 2 roues motorisés contre 34% des cadres. Ainsi, une deuxième  explication serait qu’ils pourraient avoir tendance à projeter leur cas personnel et à surestimer l’utilisation de la voiture.

Lire la synthèse sur le site du  Collectif Cycliste 37.

Vélo et port du masque

Doit-on porter le masque lorsqu’on se déplace à vélo ?

Le communiqué de presse de la  préfecture de l’Hérault du 25.08.2020 assouplit l’obligation générale du  port du masque lorsque l’on circule à vélo.

“Dans la mesure où les usagers utilisant un mode de circulation douce (vélo, trottinette…) sont de passage, ils ne font pas courir de risque de contact dès lors qu’ils se trouvent sur une voie de circulation adaptée à savoir les pistes cyclables, les routes, les chemins.

Par conséquent, l’obligation de porter un masque ne s’applique pas dans leur cas sous réserve cependant de ne pas être en groupe ou en contact de piétons notamment sur les zones de rencontres.”