La Roue libre de Thau accueille la journée de formation juridique de la FUB

La Roue libre de Thau a accueilli la journée de formation juridique de la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB).

Les deux thèmes de la journée ont été la Loi LAURE (loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie) et les double-sens cyclables (DSC) sur les voies à 30 km/h.

Trente personnes, dont huit de la Roue libre de Thau, ont participé à cette journée. Des participants issus d’associations de la région Occitanie (Sète, Perpignan, Narbonne, Béziers, Montpellier), mais aussi de Provence Alpes Côte d’Azur (Arles, Marseille, St-Rémy de Provence, Mouans-Sartoux, Mandelieu, Mougins), ou d’ Auvergne Rhône Alpes (Montélimar, Mâcon, Bourg-en-Bresse), d’Olivet (région Centre) et Charleville-Mézières et même de Belgique. Une réelle  diversité de représentants d’associations « historiques », nouvellement créées, voire en devenir.

Les objectifs recherchés par  la cellule juridique de la FUB à l’initiative de cette formation  sont d’encourager les recours gagnants permettant une évolution des textes  grâce à la jurisprudence produite, et surtout que la loi soit enfin respectée par les collectivités et les services en charge de la voirie.

Le tour de table des participant.e.s a permis de constater que dans beaucoup d’endroits, on est encore loin d’une application effective des lois permettant aux vélos d’être pleinement légitimes dans l’espace public. Si les représentants des associations de cyclistes ont besoin de se former juridiquement, on constate que ce besoin est également important chez de nombreux techniciens et  élus de collectivités qui méconnaissent encore totalement les textes qui pourtant, comme la LAURE ont plus de 20 ans d’existence !

La journée, très  riche en échanges et en débats,  s’est articulée autour d’ateliers pratiques de mise en situation,  d’une visite de terrain à vélo et du  retours d’expériences de trois associations. Celles  de Vélo-en- Têt de Perpignan sur les doubles sens cyclables, du  Collectif Vélos en Ville de  Marseille sur la loi LAURE.

Les participants ont fortement apprécié la qualité, la pertinence et l’intérêt des interventions et des exemples, la richesse des apports théoriques et du partage d’expériences, l’atelier de mise en situation. Ce type de rencontre régionale élargie est très demandée et beaucoup de participants ont proposé d’aborder  d’autres thématiques comme les PLU (plan local d’urbanisme) et les PDU (plan de déplacement urbain, par exemple sur la question du  stationnement vélo), comment éviter de mauvais aménagements (par exemple, les pistes cyclables sur trottoirs), comment communiquer et faire respecter les nouvelles réglementations (exemple : les sas vélos), comment faire respecter les distances de sécurité et dépassements dangereux, etc.

Grand merci aux adhérent.e.s de la Roue libre de Thau qui ont participé à l’accueil de cette journée, en prêtant un vélo, un vidéo-projecteur, en hébergeant des participants, en aidant à la mise en place de la salle, etc. Par leur engagement, ils ont grandement contribué à la réussite de cette belle journée.

Dimanche 2 décembre : balade au phare des Onglous

La prochaine balade de la Roue libre de Thau a pour destination le phare des Onglous, débouché du canal du Midi sur l’étang de Thau à Marseillan.
Pour les Sétois.e.s. : rendez-vous à 10 heures Place Aristide Briand (kiosque de l’esplanade)
Pour les Frontignanais.e.s :  rendez-vous à 9 h 30 au square de la Liberté devant l’église St Paul
et à 9 h 45 à la Peyrade devant la salle de sport Roger Arnaud, 3 avenue Jean Mermoz.
Pique-nique et gants seront bienvenus…
Depuis Frontignan, la balade fait 28 km aller et depuis Sète 22 km (et autant au retour) entièrement sur piste cyclable . 
    
Pour celles et ceux qui ne viennent pas à la balade,  n’oubliez pas la Gratiféria organisée ce dimanche par le SEL de Sète et du Bassin de Thau salle Georges Brassens (7 rue Jean Jaurès à Sète).
Le matin, de 10 h à 12 h : on apporte ce dont on n’a plus besoin (mais qui peut servir à quelqu’un d’autre).
L’après-midi, de 14 h à 18 h : on prend ce dont on a besoin (et que l’on compte vraiment utiliser). Ateliers animés par des associations, musique etc.

Essence trop chère : change de pompe

La Fédération des Usagers de la Bicyclette a pris position à travers la voix de son président Olivier Schneider sur France Info ce matin :

Le Premier ministre l’a admis dans un tweet :

« L’État a placé les Français dans une situation de dépendance à une énergie à la fois chère, étrangère et polluante. »

On est d’accord sur ces trois points : la France a une addiction à la voiture et aux énergies fossiles, cette addiction pollue, elle participe au déficit commercial et au déficit en activité physique.

L’idée de la FUB n’est absolument pas de faire culpabiliser les citoyens qui subissent en réalité les conséquences de 70 années de choix calamiteux d’aménagement du territoire.

Le résultat, c’est qu’en  terme de vélo, au niveau européen, la France pointe au 25e rang sur 27.

Personne ne dit que tout le monde a vocation à faire chaque déplacement à vélo. Néanmoins les chiffres sont formels, 75 % des déplacements quotidiens font moins de 8 kilomètres, c’est à peine 25 minutes à vélo. Mais il y a un grave problème d’infrastructures, en clair, on risque le vol du vélo ou l’accident de la route.

Vous me direz “admettons en ville, mais à la campagne on fait comment ». On le sait peu, mais même dans le milieu rural 10 % des gens n’ont pas de voiture.

Alors pourquoi ne pas faire comme en Allemagne et ne pas faire des espaces piétons-cyclistes le long des nationales ? On pourrait financer cela avec une partie de la manne de la taxe carbone.

Plus généralement si la hausse actuelle des prix des carburants fait effectivement mal au portefeuille de nombreux citoyens qui se considèrent – souvent et à juste titre – comme peu fortunés, leur mécontentement ne doit pas occulter des problèmes plus graves :  les 12 millions de personnes qui peinent quotidiennement à se déplacer, même au prix habituel du gazole, et notamment tous les demandeurs d’emploi contraints de refuser un travail faute de moyen de transport pour y accéder.

Nous demandons que la taxe carbone, qui est une bonne mesure, servent intégralement à développer les alternatives :

  • le covoiturage, y compris accessible aux personnes exclues du numérique, grâce à des services téléphoniques par exemple
  • les pistes cyclables, qui pourraient notamment mener aux arrêts de transport en commun
  • car en zone moyennement ou peu denses, il est difficile de mettre en place du transport en commun, mais si d’aventure les 2-3 premiers kilomètres sont effectués à vélo, ça fait du bien pour la santé des gens et en plus cela permet de mieux remplir les cars, qui aujourd’hui sont bien souvent vides.
  • il faut aussi au minimum 200 000 places de stationnement vélo sécurisé dans les 3000 gares de France

Certains diront que c’est une solution réservée aux jeunes. La FUB assistait jeudi à un colloque qui présentait l’étude wimoov sur la mobilité des séniors. Ce qui est frappant c’est que plus on fait du vélo, plus on reste en bonne santé, et du coup, plus longtemps on peut continuer à conduire sa voiture en toute sécurité.

Il n’y a donc pas d’un côté des automobilistes en colère et de l’autre des cyclistes qui se moquent d’eux en contre-manifestant le 17 novembre.

Le gouvernement a annoncé un plan national vélo mi-septembre, ce n’est pas pour faire plaisir aux cyclistes. C’est bien pour que plus de gens puissent passer à la “solution vélo »On attend évidemment que les collectivités se saisissent de ce plan. La semaine prochaine, pour le congrès des maires, nous avons préparé un guide « plan vélo mode d’emploi » pour les aider à identifier les bons leviers et trouver des financements.

Olivier Schneider, président de la FUB

Un Coeur de ville au goût de parkings…

La ville de Sète a été éligible au programme « Action Coeur de Ville » destiné à redynamiser les coeurs des villes moyennes. L’Etat a prévu d’y consacrer 5 millards d’euros sur 5 ans pour les 222 communes retenues, dont quatre dans l’Hérault (Agde, Béziers, Lunel et Sète).

La Ville de Sète a choisi de mettre l’accent sur 5 axes : le logement, le commerce, la mobilité, l’aménagement de l’espace public, la requalification des équipements publics de culture et de loisirs.

En matière de mobilité, le programme qualifié « d’ambitieux » est basé sur le « concept de ville marchable »… Effectivement, il faut beaucoup d’ambition pour rendre Sète accessible et favorable aux piétons…
Quant à la ville cyclable… il faudra une nouvelle ambition… 

Certes, quelques projets sont favorables au vélo comme le réaménagement de la corniche de Neuburg avec la création d’une piste cyclable ou un projet de voie verte au nord de la ville (longeant la voie de chemin de fer) qui sera mis à l’étude.  

En revanche, la Ville annonce la création de trois nouveaux parkings en centre-ville ! Place Stalingrad, Place Aristide Briand et sous la promenade JB. Marty… soit 800 places de parking en plus en centre ville…qui viennent s’ajouter aux 2 500 places de stationnement déjà existantes. Sans compter l’extension du parking des halles en lieu et place de l’actuelle salle Brassens. 

De quoi amener un flot de voitures supplémentaires en coeur de ville, alors que l’agglomération Sète Agglopôle Méditerranée affirme que seuls les parkings en périphérie (couplés avec des transports en commun, bus et navettes fluviales) permettent de désengorger les coeurs de ville de la circulation automobile. 

La création de ces trois parkings de centre ville est en totale contradiction avec les orientations du Plan de Déplacement Urbain en cours d’élaboration à l’échelle de l’agglomération qui fait de la diminution du trafic automobile un de ses principaux axes.  Cherchez l’erreur…

Grand succès de la manif vélo à Montpellier samedi 10 novembre

Samedi 10 novembre 2018 : l’an 01 de la transition cyclable à Montpellier.

Plus de 1 300 cyclistes ont répondu ce samedi à l’appel de Vélocité Grand Montpellier et du mouvement citoyen #JeSuisUndesDeux pour réclamer une politique ambitieuse pour le vélo dans la Métropole de Montpellier. Du jamais vu dans la ville.

Des adultes, des enfants, des vélos de ville, des vélos cargo, des vélos couchés, des rollers, des trottinettes et aussi des piétons se sont rendus à Montpellier Méditerranée Métropole puis sur le parvis de la Mairie. Tous veulent pouvoir circuler en sécurité, y compris avec leurs enfants.

La preuve est donc faite : nous sommes plus que deux ! Les cyclistes ne doivent plus être traités avec condescendance, leur voix doit être entendue : ils sont des acteurs essentiels de la mobilité urbaine du futur. Oui le retour du vélo est constaté dans la Métropole de Montpellier Méditerranée, 11ème métropole de France, et le mouvement ne s’arrêtera pas !

Alors que Montpellier est sur le podium des villes les plus embouteillées de France, alors que les lignes de tramway sont parfois saturées, une politique ambitieuse et concertée peut faire de Montpellier la capitale du vélo !

Il y a urgence climatique, sanitaire, économique, environnementale et sociale !

Vélocité Grand Montpellier est prêt pour contribuer à la mise en place d’un système vélo digne de la ville du futur.

Communiqué de presse de Vélocité Grand Montpellier #JeSuisUnDesDeux

montpellier@fubicy.org

Manif cycliste #JeSuisUnDesDeux samedi 10 nov. à 11h Montpellier

Manif cycliste #JeSuisUnDesDeux samedi 10 nov. à 11h du Peyrou à la Mairie

Le vélo c’est bon pour tout le monde, pas seulement pour deux personnes !

Monsieur Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la 12ème Métropole française, a prétendu récemment qu’il est inutile de réaliser des aménagements cyclables « pour seulement deux personnes ». Voir ici sa déclaration.

Cette désinvolture sur la place du vélo en ville n’est hélas pas nouvelle à Montpellier.

Pourtant plus de 6 000 cyclistes rendent chaque jour à leur travail à vélo, auxquels s’ajoutent tous les autres usagers de deux roues qui privilégient leur santé, leur ponctualité, leur porte- monnaie et aussi leur souci de la planète. Ils aimeraient pédaler en sécurité, par exemple avec leurs enfants. Tout comme bien sur tous les autres habitants qui hésitent encore à le faire.

Montrons lui que nous sommes bien plus que deux à demander que le vélo ne soit plus traité avec condescendance.

Rendez-vous à 11 h au Peyrou pour une manifestation cycliste qui nous conduira du Peyrou à l’hôtel de ville (Pique-nique tiré du sac pour ceux qui souhaitent), arrivée prévue à l’hôtel de ville à 12 h.