Archives de catégorie : politique cyclable

Le vélo, outil du déconfinement

 “Le vélo est un mode de déplacement particulièrement  adapté à la situation actuelle et celle que l’on va vivre progressivement, on y a une forme de distanciation sociale qui est celle recommandée actuellement, et cela a été décrit par les épidémiologiques comme un mode parfaitement adapté au déconfinement.  Pendant cette période, les gens vont avoir peur de reprendre le métro, le tramway, on le voit déjà en ce moment.”

Tel est le message de Pierre Serne, président du Club des villes et territoires cyclables et conseiller régional Ile de France (EELV) à qui la ministre Elisabeth Borne a demandé  de coordonner les initiatives de collectivités qui veulent développer rapidement des pistes cyclables temporaires.

Ce qui se pratique déjà en Europe du nord, Amérique du sud, ou à New York, c’est de prendre une partie importante d’une rue, d’une route, et de l’installer en piste cyclable temporaire avec des plots ».

Pierre Serne affirme qu’il faut anticiper le temps du déconfinement, “pour ne pas se retrouver confronté à des millions de cyclistes supplémentaires sans l’avoir prévu, mais profiter de cette période pour être prêt à le généraliser : Montpellier a commencé à le tester, Grenoble y est prêt, Paris aussi“.

Il y a déjà, en ce moment, beaucoup de cyclistes, pas forcément habituels  :  là ou il y a déjà des transports en commun, ces derniers sont vides, avec beaucoup de vélos autour” explique-t-il encore.

Si des villes comme Bogota ont parfois créé en une seule nuit des centaines de kms de pistes cyclables, Pierre Serne explique qu’en temps de confinement, “l’idée n’est pas de faire ça massivement d’un coup et de faire sortir les gens ou les ouvriers municipaux pour le faire, mais par exemple de l’imaginer pour desservir les nouveaux hôpitaux, très excentrés, ce qui serait très utile pour beaucoup de soignants“.

Sur les équipements : “Il y a déjà beaucoup de vélos déjà aujourd’hui dans les foyers” affirme Pierre Serne, qui cite une initiative de la FUB : “Des vélos pour l’hosto”, dans laquelle ceux qui en ont mais ne s’en servent pas, en ce moment, le prête à des soignants.

Après beaucoup de débats, voire de polémiques, sur l’usage du vélo en période de pandémie : est-ce interdit ou non ? la tendance  actuelle tend à faire du vélo un outil adapté au déconfinement à l’image de ce qui se passe en Allemagne.  On ne peut que s’en féliciter !

Résultats du Baromètre des villes cyclables sur le Bassin de Thau

Le palmarès des villes cyclables est désormais connu, vous pouvez le consulter Ici.  

Voici les résultats sur les trois villes classées du Bassin de Thau car elles ont obtenu plus de 50 réponses.

Résultats de Sète

Comme en 2017, les avis des 209 cyclistes sétois (soit 4,8 pour mille habitants) ayant répondu confirment qu’en 2019  le climat vélo  est défavorable. Avec une note de 2,4  (la moyenne étant à 3,5). Sète n’a aucun point fort… et les principaux points faibles sont le danger de rouler à vélo (surtout pour les enfants et les personnes âgées), l’absence de continuité cyclable et l’absence de communication en faveur du vélo. 

Voir la synthèse des résultats sur Sète

Résultats de Frontignan

Les 80 cyclistes ayant répondu à Frontignan (soit 3,6 pour mille habitants) ont jugé le climat vélo plutôt défavorable avec une note de 2,88.

Les principaux points forts de Frontignan : peu de conflits entre cyclistes et piétons et les double-sens cyclables dans les rues à sens uniques.

Les principaux points faibles : le danger de rouler à vélo ( enfants, personnes âgées)  et la dangerosité des grands axes et de certains carrefours.

Voir la synthèse des résultats sur Frontignan

Résultats de Marseillan

Marseillan crée la surprise cette année !

D’abord par son taux de réponses au baromètre : 155 réponses valides soit 19,9 pour mille habitants, ce qui est énorme.

Ensuite car elle figure au palmarès des villes de moins de 20 000 habitants, classée 3ème après Saint-Lunaire (35) et Séné (56). Elle obtient la note de 4,19 donc au dessus de la moyenne de 3,5.

Son climat vélo est  favorable.

Voir la synthèse des résultats sur Marseillan.

Plusieurs facteurs explicatifs  à ces bons résultats :

  • un positionnement géographique favorable (débouché du canal du Midi et sur l’euro-vélo 8 la Méditerranéenne à vélo) placée sur la voie verte du Lido permettant un accès sécurisé à Sète et Adge. 
  • une piste cyclable dédiée reliant les deux pôles de la ville Marseillan Ville et Marseillan Plage ainsi que la réalisation récente d’un aménagement du coeur de ville (port) repoussant les voitures et favorisant les modes doux.
  • et peut-être une vigilance particulière de la Ville à répondre  au baromètre 2019…

Au-delà de ces bons résultats qui découlent avant tout de la bonne position de la ville en matière de cyclotourisme, il reste des points à améliorer tels que la liaison entre Marseillan et Mèze pour boucler le tour de l’étang de Thau, les liaisons cyclables vers les communes voisines (Florensac, Pomérols, Bessan…) et vers Agde à partir de Marseillan Ville.

Train + vélo, le couple gagnant

Alors que la grève des transports annoncée pour le 5 décembre risque d’entrainer encore un peu plus d’embouteillages sur les routes et dans les villes, rappelons l’intérêt d’associer le train et l’autocar avec le vélo.

Les vélotafeurs, cyclistes qui se rendent au travail à vélo, le savent bien qui embarquent  quotidiennement leur bicyclette (pas toujours facilement) dans le TER !

A vélo au boulot…

La récente loi d’orientation des mobilités (LOM adoptée le 19 novembre 2019) encourage la complémentarité vélo / train et le développement du stationnement sécurisé et massifié en gare, ainsi que des conditions homogénéisées d’embarquement des vélos dans les trains et les autocars.

Le règlement européen des droits des voyageurs ferroviaires adopté en 2007 et modifié par le parlement le 15 novembre 2018 à une large majorité indique que : « Tous les trains de voyageurs neufs ou remis à neuf devront comporter un emplacement bien indiqué pour le transport des bicyclettes non démontées avec un minimum de huit emplacements »  

Par ailleurs, la loi d’orientation des mobilités  confirme le rôle de la Région comme  « chef de file » des mobilités. Suite aux états généraux du rail et de l’intermodalité (EGRIM) lancés par la région Occitanie en 2017, des comités départementaux ont vu le jour. 

Lors du dernier comité de l’Hérault, le conseiller régional animant la réunion a laissé entendre que la Région ne souhaitait pas faciliter l’embarquement des vélos dans les trains.

La Roue libre de Thau a adressé un courrier à la présidente Carole Delga pour lui indiquer son désaccord.

Saluons l’expérimentation lancée cet été par le département de l’Hérault d’embarquement des vélos dans les cars reliant Bédarieux à Saint Pons de Thomières (longeant la voie verte Passa Païs) durant cet été. Une belle démonstration que la solution car + vélo est adaptée à nos territoires ruraux ou urbains !  

Dernière ligne droite pour répondre au baromètre des villes cyclables

L’enquête du baromètre des villes cyclables “Parlons Vélo” se termine ce samedi 30 novembre. Il est encore temps d’y répondre !

https://barometre.parlons-velo.fr

Seules les villes ayant obtenu 50 réponses au minimum au cours de l’enquête figureront dans le classement du Baromètre. 

Plus de 670 villes ont déjà atteint leurs 50 réponses et sont qualifiées pour le palmarès national. 

Il est encore temps de mobiliser les citoyens du bassin de Thau !  Notamment des  villes de Balaruc les Bains, Balaruc le Vieux, Bouzigues, Loupian, Poussan, Montbazin, Villeveyrac, Mèze, Mireval, Gigean, Vic la Gardiole. 

Que vous soyez cycliste ou non, donnez votre avis (c’est vite fait) sur la place du vélo dans votre commune et dans les communes que vous connaissez.