A lire ce bel article sur le vélo dans la ville de Copenhague du Monde Diplomatique, il nous montre le chemin qu’il nous reste à parcourir…

A lire ce bel article sur le vélo dans la ville de Copenhague du Monde Diplomatique, il nous montre le chemin qu’il nous reste à parcourir…

Le palmarès des villes cyclables est désormais connu, vous pouvez le consulter Ici.
Voici les résultats sur les trois villes classées du Bassin de Thau car elles ont obtenu plus de 50 réponses.
Comme en 2017, les avis des 209 cyclistes sétois (soit 4,8 pour mille habitants) ayant répondu confirment qu’en 2019 le climat vélo est défavorable. Avec une note de 2,4 (la moyenne étant à 3,5). Sète n’a aucun point fort… et les principaux points faibles sont le danger de rouler à vélo (surtout pour les enfants et les personnes âgées), l’absence de continuité cyclable et l’absence de communication en faveur du vélo.
Voir la synthèse des résultats sur Sète.
Les 80 cyclistes ayant répondu à Frontignan (soit 3,6 pour mille habitants) ont jugé le climat vélo plutôt défavorable avec une note de 2,88.
Les principaux points forts de Frontignan : peu de conflits entre cyclistes et piétons et les double-sens cyclables dans les rues à sens uniques.
Les principaux points faibles : le danger de rouler à vélo ( enfants, personnes âgées) et la dangerosité des grands axes et de certains carrefours.
Voir la synthèse des résultats sur Frontignan.
Marseillan crée la surprise cette année !
D’abord par son taux de réponses au baromètre : 155 réponses valides soit 19,9 pour mille habitants, ce qui est énorme.
Ensuite car elle figure au palmarès des villes de moins de 20 000 habitants, classée 3ème après Saint-Lunaire (35) et Séné (56). Elle obtient la note de 4,19 donc au dessus de la moyenne de 3,5.
Son climat vélo est favorable.
Voir la synthèse des résultats sur Marseillan.
Plusieurs facteurs explicatifs à ces bons résultats :
Au-delà de ces bons résultats qui découlent avant tout de la bonne position de la ville en matière de cyclotourisme, il reste des points à améliorer tels que la liaison entre Marseillan et Mèze pour boucler le tour de l’étang de Thau, les liaisons cyclables vers les communes voisines (Florensac, Pomérols, Bessan…) et vers Agde à partir de Marseillan Ville.

Dans le journal Le Monde du 14 janvier, un bel article sur le vélo urbain signé Olivier Razemon.
Un article à lire et méditer, notamment par tous les candidat.e.s aux prochaines élections municipales.


Alors que la grève des transports annoncée pour le 5 décembre risque d’entrainer encore un peu plus d’embouteillages sur les routes et dans les villes, rappelons l’intérêt d’associer le train et l’autocar avec le vélo.
Les vélotafeurs, cyclistes qui se rendent au travail à vélo, le savent bien qui embarquent quotidiennement leur bicyclette (pas toujours facilement) dans le TER !

La récente loi d’orientation des mobilités (LOM adoptée le 19 novembre 2019) encourage la complémentarité vélo / train et le développement du stationnement sécurisé et massifié en gare, ainsi que des conditions homogénéisées d’embarquement des vélos dans les trains et les autocars.
Le règlement européen des droits des voyageurs ferroviaires adopté en 2007 et modifié par le parlement le 15 novembre 2018 à une large majorité indique que : « Tous les trains de voyageurs neufs ou remis à neuf devront comporter un emplacement bien indiqué pour le transport des bicyclettes non démontées avec un minimum de huit emplacements »
Par ailleurs, la loi d’orientation des mobilités confirme le rôle de la Région comme « chef de file » des mobilités. Suite aux états généraux du rail et de l’intermodalité (EGRIM) lancés par la région Occitanie en 2017, des comités départementaux ont vu le jour.
Lors du dernier comité de l’Hérault, le conseiller régional animant la réunion a laissé entendre que la Région ne souhaitait pas faciliter l’embarquement des vélos dans les trains.
La Roue libre de Thau a adressé un courrier à la présidente Carole Delga pour lui indiquer son désaccord.
Saluons l’expérimentation lancée cet été par le département de l’Hérault d’embarquement des vélos dans les cars reliant Bédarieux à Saint Pons de Thomières (longeant la voie verte Passa Païs) durant cet été. Une belle démonstration que la solution car + vélo est adaptée à nos territoires ruraux ou urbains !

Belle réussite pour la manifestation anniversaire de #JeSuisUnDesDeux : 2 700 cyclistes sur la Comédie, un événement salué par le Midi-Libre.
Une belle occasion pour faire du vélo LE sujet des prochaines élections municipales.


La Roue libre de Thau a formulé ses observations sur le projet de Plan de déplacements urbains (2020 – 2030) de Sète agglopôle méditerranée.
La Roue libre de Thau demande que le PDU soit modifié en :
1. Révisant à la hausse les parts modales prévues pour les modes actifs, en particulier en faveur du vélo en proposant de multiplier par 10 la part du vélo dans les déplacements, soit passer des 2 % actuels à 20 % en 2030. Cet objectif n’est en aucune manière irréaliste sachant que plusieurs villes françaises ont actuellement (2015) des parts modales vélo qui s’en rapprochent comme Strasbourg (16 %), Grenoble (15,2 %) ou Bordeaux (11,8 %) (source INSEE RGP 2015). Dans ces villes, la part modale de la voiture se situe sous la barre des 50 %.
2. Fixant un objectif de coeurs de ville sans voiture, en suivant l’exemple de la capitale de la Slovénie, Ljubljana, consacrée capitale verte européenne en 2016 par l’Union européenne, qui a supprimé toute circulation automobile dans son centre ville depuis 2008.
3. Supprimant des places de stationnement pour les voitures, notamment en abandonnant les projets des trois parkings enterrés dans le centre-ville de Sète (mesure 34).
4. Ré-affectant les financements du PDU en faveur de la réalisation d’aménagements cyclables dans la perspective de l’objectif des 20 % de part modale vélo en doublant les engagements financiers prévus à l’objectif 1 (passer de 45,5 à 91 M) en diminuant d’autant ceux de l’objectif 3 (actions 9, 10) qui passeront de 116,15 à 70,65 M€.

Ce mercredi 17 juillet 2019, la Roue libre de Thau a été reçue par le Maire de Sète, président de Sète Agglopôle Méditerranée et ses équipes.
La rencontre a été fructueuse, découvrez ICI le compte-rendu de cette rencontre.
La Roue libre de Thau a présenté son projet de Maison du Vélo à l’échelle de l’agglomération et ses propositions d’aménagements cyclables dans Sète et le bassin de Thau.


Sète Agglopôle Méditerranée est lauréate de l’appel à projet lancé dans le cadre du plan vélo national » vélo et territoire » de l’Agence de l’environnement et de maîtrise de l’énergie (ADEME).

Ces moyens permettront de financer une politique cyclable sur le territoire de l’agglomération.
Comme l’indique l’agglomération : les attentes des citoyens en matière de politiques cyclables sont immenses à la fois en termes d’aménagement (infrastructures dédiées, partage de la voirie, traitement des discontinuités,…), mais également d’accompagnement (offre de services, appui au changement de pratique…).
Plus de détails sur le site de l’agglopôle.

Autre bonne nouvelle : l’ouverture du premier tronçon de la voie verte de la Corniche de Neuburg à Sète !
Engagés fin 2018, les travaux sont désormais terminés sur le premier tronçon qui va de la place Herriot au poste de secours du Lazaret. Une belle réalisation qui assure la continuité avec la promenade du Mal Leclerc et le Lido.
Merci à la ville de Sète pour ce bel aménagement.

La Fédération des Usagers de la Bicyclette à laquelle adhère la Roue libre de Thau n’a pas attendu le lancement du grand débat national pour donner la parole aux cyclistes.
Dès l’automne 2017, elle a recueilli leur avis à travers une grande enquête ouverte : le baromètre des villes cyclables, qui a recueilli plus de 100 000 réponses. Voir La synthèse des résultats sur Sète.
À l’occasion du grand débat national, la FUB met en open-data l’ensemble des réponses libres issues de cette enquête, soit plus de 250 000 doléances vélo ! Voir Les réponses libres sur Sète.
Pour les 316 villes concernées, un document synthétique, une analyse détaillée et un fichier regroupant l’ensemble des réponses libres sont proposés sur https://granddebat.parlons-velo.fr/ et https://granddebat.parlons-velo.fr/carte permettant à toute personne intéressée d’analyser finement les attentes des territoires.
Rappelons que pour la ville de Sète, les résultats du baromètre sont éloquents : le « climat vélo » de la ville est considéré comme « défavorable« ….et le seul point fort qui était la facilité à trouver un magasin ou atelier vélo n’est plus vraiment d’actualité sur notre ville.
Utilisons ces données pour alimenter le Grand Débat en mettant en avant le rôle du vélo comme solution concrète pour les déplacements de 1 à 5 km (soit 57 % des déplacements…).
Poussons également nos collectivités à répondre à l’appel à projets financer par le « fonds vélo et mobilités actives » du plan vélo lancé par le gouvernement fin 2018.
Pourquoi ne pas organiser sur le bassin de Thau un « grand débat local du vélo » comme cela a été réalisé le 30 Janvier dernier à Montpellier ? Co-organisé par la FUB et Vélocité Montpellier, dans la dynamique #JeSuisUnDesDeux, ce débat a réunit plus de 80 personnes en un temps record de 3 jours. Le maire de Montpellier annonçait dès le lendemain son intention de répondre à l’appel à projets national. Plutôt encourageant !

La Fédération des Usagers de la Bicyclette a pris position à travers la voix de son président Olivier Schneider sur France Info ce matin :
Le Premier ministre l’a admis dans un tweet :
« L’État a placé les Français dans une situation de dépendance à une énergie à la fois chère, étrangère et polluante. »
On est d’accord sur ces trois points : la France a une addiction à la voiture et aux énergies fossiles, cette addiction pollue, elle participe au déficit commercial et au déficit en activité physique.
L’idée de la FUB n’est absolument pas de faire culpabiliser les citoyens qui subissent en réalité les conséquences de 70 années de choix calamiteux d’aménagement du territoire.
Le résultat, c’est qu’en terme de vélo, au niveau européen, la France pointe au 25e rang sur 27.
Personne ne dit que tout le monde a vocation à faire chaque déplacement à vélo. Néanmoins les chiffres sont formels, 75 % des déplacements quotidiens font moins de 8 kilomètres, c’est à peine 25 minutes à vélo. Mais il y a un grave problème d’infrastructures, en clair, on risque le vol du vélo ou l’accident de la route.
Vous me direz « admettons en ville, mais à la campagne on fait comment ». On le sait peu, mais même dans le milieu rural 10 % des gens n’ont pas de voiture.
Alors pourquoi ne pas faire comme en Allemagne et ne pas faire des espaces piétons-cyclistes le long des nationales ? On pourrait financer cela avec une partie de la manne de la taxe carbone.
Plus généralement si la hausse actuelle des prix des carburants fait effectivement mal au portefeuille de nombreux citoyens qui se considèrent – souvent et à juste titre – comme peu fortunés, leur mécontentement ne doit pas occulter des problèmes plus graves : les 12 millions de personnes qui peinent quotidiennement à se déplacer, même au prix habituel du gazole, et notamment tous les demandeurs d’emploi contraints de refuser un travail faute de moyen de transport pour y accéder.
Nous demandons que la taxe carbone, qui est une bonne mesure, servent intégralement à développer les alternatives :
Certains diront que c’est une solution réservée aux jeunes. La FUB assistait jeudi à un colloque qui présentait l’étude wimoov sur la mobilité des séniors. Ce qui est frappant c’est que plus on fait du vélo, plus on reste en bonne santé, et du coup, plus longtemps on peut continuer à conduire sa voiture en toute sécurité.
Il n’y a donc pas d’un côté des automobilistes en colère et de l’autre des cyclistes qui se moquent d’eux en contre-manifestant le 17 novembre.
Le gouvernement a annoncé un plan national vélo mi-septembre, ce n’est pas pour faire plaisir aux cyclistes. C’est bien pour que plus de gens puissent passer à la « solution vélo ». On attend évidemment que les collectivités se saisissent de ce plan. La semaine prochaine, pour le congrès des maires, nous avons préparé un guide « plan vélo mode d’emploi » pour les aider à identifier les bons leviers et trouver des financements.
Olivier Schneider, président de la FUB