Aujourd’hui, la pratique de la marche se développe, elle représente 24 % des déplacements en France et jusqu’à plus de 40 % dans certaines villes. Parallèlement, la pratique du vélo a fortement progressé et ne cesse de croître : on compte +40 % de fréquentation cycliste entre 2019 et 2024.
Pratiquer le vélo est aujourd’hui, dans de nombreuses communes, plus agréable et mieux sécurisé qu’il y a quelques années. Cependant, cette valorisation du vélo comme mode de déplacement et son retour bienvenu dans l’espace public a été très rapide, bousculant les usages et provoquant une déstabilisation et de l’irritation de la part des autres usagers.
Des tensions ont émergé, nourrissant un discours sur une incompatibilité entre développement de la marche et développement de la pratique cyclable, alors même qu’elles partagent une forte vulnérabilité vis-à-vis des modes motorisés et contribuent conjointement à l’amélioration de la qualité de vie, en étant bonnes pour la santé, économiques et ne générant aucune pollution (sonore, olfactive, visuelle…)
En un mandat municipal, il est possible d’agir pour améliorer la situation pour la marche et le vélo.
Élaborer en concertation un plan piéton et un plan vélo permet de planifier les projets et de les
budgétiser sur le mandat. Le manifeste pour la cohabitation est porté et co-signé par la FUB, Rue de l’Avenir et le Réseau Vélo et Marche, donne à voir une diversité d’actions et de mesures réalisables pour permettre un meilleur partage de l’espace public et une meilleure cohabitation entre piétons et cyclistes.


